Un de nouveaux exercices abordé lors du dernier séminaire avec Aukuzawa senseï fut le Tenchiko.
D’origine chinoise, proche dans ses formes et son exécution au zhan zhuang. Il nous à permit de travailler notre relâchement et notre respiration dans un travail statique de la partie inférieure du corps.
Photo de Noriko Kubota
J’avais déjà comparé certains tanren à un travail s’approchant du qi gong mais là cette notion à prise tout son sens. Relâchement, détente, coordination, travail du souffle et circulation énergétique se rejoignant dans “un arc de cercle” quasi parfait.
La durée de l’exercice varie en fonction de la sensibilité et résistance de l’exécutant. Mais le sentiment de régénération est vivement ressentie dès les premières minutes.
A faire le matin au réveil ou en fin d’entraînement!
Les stages d’Aunkaï rassemblent des pratiquants issus de disciplines diverses. On a tendance à s’imaginer qu’ils viennent tous de l’aïkido ou des disciplines pieds/poings. Il n’en est rien. Même si c’est le cas pour une grande partie d’entre eux certains viennent des écoles de sabre.
J’avais déjà échangé à ce propos avec Farouk Benouali qui pratique et enseigne à Lyon l’école Ryushin Shouchi Ryu et qui à déjà participé aux stages que j’ai organisé.
Ce lien entre les deux pratiques m’intéresse beaucoup alors j’ai sauté sur l’opportunité d’avoir un pratiquant sous le coude pour lui demander quelques éclaircissements.
Julien, suit par intérêt personnel le cursus dit de la formation instructeur et à déjà participé à cinq formations intensives. Pratiquant de la Muso Shinden Ryu en iaïdo il était l’interlocuteur parfait pour cette mise au point.
Voici donc le point de vue de Julien sur son lien entre la praique de sabre et l’Aunkaï.
“Je suis venu au sabre par la littérature et une passion pour le Japon. Comme le coût d’acquisition du matériel/équipement et des cours sont très élevés, il m’a fallut du temps, et devenir jeune adulte actif pour commencer à pratiquer sérieusement.
Tout ça pour dire que je n’ai pas vingt ans de pratique et que je n’ai pas rencontré assez de sensei différents pour avoir du recul sur la pratique. Je suis un néophyte. Et le iaïdo m’a attiré par ce qu’il s’agit d’une pratique japonaise. Kikentai.
Nakayama Hakudo, l'unité de se son corps contre Hashimoto Toyo. (tiré de l'ouvrage de J-P Réniez)
Durant les premiers cours, les premières années de cours peut-être j’ai fixé mon attention sur la réalisation correcte des katas. A voir ce que l’on pourrait qualifier une pratique « réaliste ». Je n’avais alors qu’une obsession : réussir une coupe. Or la réalisation d’une coupe dépasse le cadre mimétique du kata. Il ne suffit pas de déplacer son sabre de haut en bas. Une coupe doit engager tout le corps, et même au delà. Le vocabulaire du iaïdo conserve et transmet une expression pour définir l’unité du corps et de l’esprit dans la coupe : le kikentai. Largo sensu le kikentai peut s’apparenter à un exercice de coordination.
C’est là que l’Aunkai prend toute sa dimension et est devenu central dans ma pratique.
Nakayama Hakudo, le lien entre le kata et la réalité, le kikentai (détail jambe/pied gauche uki gumo)
L’enseignement.
Mon professeur a déjà évoqué l’existence de lignes qui connectent le bras droit et la jambe gauche (la croix, juji en aunkai.)Il disait qu’on pouvait l’atteindre à force de travail. La méthode traditionnelle consiste à multiplier les suburi jusqu’à « casser » les épaules pour obtenir un relâchement dans le haut du tronc ainsi qu’une coordination. C’est une partie du cœur de la problématique de l’aunkai, avec les notions de corps connecté, de structure (frame), et avec des exercices qui permettent de forger directement le corps pour obtenir cette connexion : les tanren.
Lors d’un stage de kendo, un pratiquant très avancé (7ème dan) me montra que lorsqu’il coupait, il tranchait non pas avec ces bras, mais avec toute la masse de son corps. Les tanrens permettent de connecter toutes les parties du corps, afin de l’unifier. En ce sens ils sont pour moi une partie du chemin vers le kikentai. Ce qui
m’a convaincu de venir aux stages c’est une interview dans un Dragon déjà ancien où Akuzawa sensei disait que les professeurs n’enseignaient pas cette connection, soit parce qu’ils ne savaient pas le faire, soit parce qu’ils ne le voulaient pas. Akuzawa sensei l’enseigne. Je ne suis pas très doué, dans aucune des disciplines, mais j’essaye depuis de pratiquer dans ce sens, sans sacrifier un genou ou un coude, en travaillant à l’écoute de mes sensations (proprioception) à laquelle invite naturellement l’aunkai.
Shizei et zanchin.
Cette présence au corps accrue, à des répercussions sur deux autres aspects de ma pratique: zanchin et shisei.
Le zanschin c’estla vigilance. Avecl’aunkai elle se développe corollairement à la présence à soi. Shisei est le corollaire du kikentai. Travailler sa posture est le cœur du travail de l’aunkai ; les principes qui animent le iaïdo/kendo et l’aunkai ne sont pas différents. L’aunkai représente un moyen d’atteindre le cœur des principes qui sous-tendent ces disciplines.
Me rappelle le jaillissement de puissance quasi primitif (commentaire de JD)
Conclusion.
Il me vient d’autres liens entre iaïdo et aunkai, comme la similitude entre le travail du nuki tsuke et le travail à deux dans l’aunkai. Et d’autres points que j’oublis. Je ne suis qu’un débutant, pardon pour les raccourcis et les imprécisions. Quoiqu’il en soit, j’ai l’impression de progresser dans ma pratique du sabre depuis que je suis les Master Class, et l’aunkai fait sens. Je n’arriverai sans doute pas au bout du chemin (existe-il ?). Je suis simplement content d’être un peu sur la voie grâce à Akuzawa sensei, et je n’ai pas les mots pour lui exprimer ma gratitude tant la richesse de son enseignement m’apporte.”
Dix jours avec le maître Akuzawa à arpenter le nord de la France et de la Belgique. Du pur bonheur à toute vapeur sur les rails des chemins de fer.
De l’entraînement a volonté, des retrouvailles avec les copains et de nouvelles rencontres. De gare en gare, de dojo en dojo, de stage en stage ; une vraie aventure humaine en somme !
Mais j’en appréhendais le début avant son commencement. Je venais apprendre, une dizaine de jours avant le début de la tournée que senseï s’est blessé pendant le tournage d’une nouvelle vidéo dans le studio de Hidden Magazine. Les ligaments croisés du genou gauche. -_-
Sa jeunesse, son caractère fougueux et son envie de démontrer l’étendue des capacités de son école, l’ont poussé à « en faire trop ». A vouloir tenter un nouvel enchaînement, à l’improviste, sans en avoir prévenu son uke au préalable. Le résultat fut sans surprise pour ceux qui ont vu ou ont servit d’uke à Akuzawa senseï.
Mike le partenaire, un gaillard d’un mètre quatre-vingt dix et de près de120 kg à pris peur et fut emporté par le déséquilibre provoqué par l’attaque de senseï et s’est raidis en tombant sur le genou avancé de celui-ci… Plâtre, éventuelle opération, question d’annulation des séminaires. Des gros doutes planaient sur l’organisation. Et malgré l’assurance de senseï de pouvoir assurer les stages, j’en avais une grande appréhension.
Stage à Brest avec l'équipe des TKD
Mais quelle ne fut pas ma surprise, la première, de le voir sortir du terminal en boitant certes mais avançant d’un pas assuré et dynamique.
La deuxième surprise commença dès le début du stage à Brest où celui-ci ne changeant rien à ses habitudes est rentré dans le vif du sujet. Surtout avec une équipe des taekwoondoka qui doivent encore s’en souvenir de ses low-kicks et de la manière dont il annihilé les leurs.
Pour ceux qui n’ont pas suivi, c’est pour la toute première fois que senseï venait pour une période aussi longue. Alors avec « le club des 5 » je lui ais concocté un programme sur mesure. :D
De Brest en passant par le Mont Saint Michel en direction d’Arras, de Bruxelles pour en revenir sur Paris et clôturer la tournée par le fameux MasterClass.
Stage d'Arras (phot de Noriko Kubota)
Est-ce la blessure ou le relais des demandes formulés par les instructeurs de revenir sur les bases pour une meilleure compréhension des principes et des techniques. Les deux peut-être. Mais peut importe au final vu que c’est le résultat qui compte. Le changement de pédagogie associé au travail du bô à fait de ces séminaires la meilleure cession qu’il m’a été donné de suivre.
Pourtant la tendance sentie au dernier séminaire nous faisait craindre une baisse de fréquentation. Mais le choix de sortir de la capitale fut une bonne décision.
A Brest, grâce au travail des deux instructeurs locaux, Tangi et Tanguy, plus d’une cinquantaine de personnes ont rependu à l’appel. Nous accueillant dans une magnifique salle pour un programme étalé sur sept heures de cours. Tai-chi, taekwoondo, kung fu, karaté, les disciplines représentés furent nombreuses mais tous furent impressionné par l’aptitude d’Akuzawa senseï à se mouvoir comme un dragon. A être capable de démontrer ce qu’il tentait d’expliquer, à être surpris par la puissance qu’il était capable de générer des positions naturelles et sans appels.
Un après-midi farniente, en pas de course au Mont Saint Michel fut organisé par nos deux compères où l’amitié et les bons moments partagés ont fait de cette journée un souvenir inoubliable. D’autant qu’il fut bien fêté le soir même par l’anniversaire de l’un d’entre eux ! ;)
Travail sur la structure...;)
A Arras, c’est grâce à Jean-Claude qu’un stage fut permis. Merci à lui en passant ! Et pas loin de trente-cinq personnes, des karatékas pour la grande majorité se sont retrouvé pour ce premier stage dans le Nord Pas de Calais.
Masterfight en la personne de l’infatigable Gilles à fait le déplacement de Lille pour tenter de faire une petite interview d’Akuzawa senseï. Malheureusement, et malgré les efforts de l’interprète les questions et les réponses obtenus n’ont pas permis d’en sortir quelque chose de concis. J’espère au moins que Gilles nous emballera avec des photos prisent pendant ce séminaire.
A Bruxelles, au Sakura-dojo, le tandem formé par Robert et Steph nous à encore une fois accueillis les bras et le bar ouvert. Dans une ambiance familiale permettant de souffler un peu du stress des déplacements.
C’est là que la baisse de fréquentation se fait le plus sentir. Une dizaine de personne de moins par rapport à la fois précédente. A qui la faute ? Qu’elle en est la raison ? Nul ne le sait. Les participants font comme ils veulent mais surtout comme ils peuvent.
Mais elle n’a pas empêché de participer à un programme intense et simple en même temps. Qui à su éclairer les participants sur la nature du travail sur les axes et la mobilité corporelle propre à l’Aunkai.
La formation instructeur ne désemplissant pas depuis déjà trois ans attendait maître Akuzawa de pied ferme au Kishinkan dojo. C’est pendant celle-ci que la décision de dénomination fut annoncée aux participants. Son appellation quelque peu élitiste freinait l’inscription de certaines personnes souhaitant juste profiter des entraînements personnalisé avec Akuzawa senseï. Dors et avant en participera à une formation intensive. La formation des instructeurs se fera en parallèle pour ceux qui ont entamé le cursus.
Le programme initialement annoncé fut quelque peu perturbé par l’introduction enthousiaste de la pratique du bô. Qui d’une manière tout à fait explicite permis grâce aux différents exercices de mieux appréhender la formation du corps et du travail des et sur les axes.
Nous avions même eu le temps d’aller s’entraîner, certains d’entre nous, aux Tuileries. Chose qui à amusé pas mal de touristes. Mais à permis, sous la direction de Manabu de goûter aux entraînements matinaux comme au pays du soleil levant.
Entraînement matinal au Tuileries
La MasterClass à vu plein de nouveaux visages et j’étais personnellement très content d’y avoir rencontré Jack. Que je connaissais déjà depuis plusieurs années au travers des blogs et autre fora traitant d’arts martiaux. Dominique, un autre aficionado des mêmes réseaux à réussi à se libérer à venir nous saluer pendant la pause déjeuner.
Côté technique, autre la dominance du bô initié dès Bruxelles à permis de voir et de travailler deux nouveaux exercices. Le tenchiwake, littéralement la séparation du ciel et de la terre et le tenchiko plus axé sur le travail respiratoire.
Le tenchiwake permet de ressentir les trois axes du corps, de déterminer les différentes lignes de force mobilisé sur les pivots latéraux. Le tout en résistance passive dans un travail en solo puis en résistance active dans le travail à deux où la tension augmentait graduellement.
Le tenchiko, d’origine chinoise dixit Akuzawa, nous à permis de travailler notre statique et la respiration dans des un déroulement de formes statiques qui m’ont fait penser au travail de la veine du zhuang zhuang.
Photo de Noriko Kubota
Je développerais plus profondément ce travail dans les prochains articles.
Malgré les précisions dans l’annonce des séminaires avec Akuzawa senseï et le soin mis pour la formation instructeur initiée depuis la fin 2009, nombreuses sont les personnes me demandant des précisions dessus.
La dénomination même de cette formation intensive, freine pour en avoir discuté avec certains prétendants leur envie de participation. Ils pensent en effet, qu’elle est réservée seulement à ceux qui ont déjà suivi des stages d’Aunkai.
Section instructeur
A qui s’adresse la formation instructeurs?
Cette formation s’adresse à tous ceux qui souhaitent s’investir un peu plus dans le développement de l’école cela va de soit.
Mais ce séminaire intensif est avant tout l’opportunité à tous ceux qui souhaitent profiter de la disponibilité de senseï, du nombre réduit de participants et du contenu technique plus riche d’assister à cette formation sans obligation aucune.
Frame work en jigotaï
Formation instructeurs, un contenu différent?
Minoru Akuzawa a mis en place un cursus de transmission et d’apprentissage qui permet aux prétendants en passant des tests bisannuels, de se présenter à l’examen final pour valider leurs acquis en obtenant l’autorisation d’enseigner qui est laissé à la seule appréciation du maître.
Le contenu n’est donc pas bien différent, puisque les formes, les tanren d’Aunkai ne sont pas nombreux, mais il est beaucoup plus précis et profond. Permettant de bien vérifier ses bases, de passer progressivement des formes solo aux applications à deux en respectant les principes de l’école.
La prochaine formation instructeurs aura lieu du 19 au 22 avril 2012.
(gymnase Théophile Gauthier – sous le lycée St James)
39, rue de Longchamp
(métro 1: Pont de Neuilly)
92200 NEUILLY SUR SEINE
Horaires:
Samedi 21/04 de 13h30 à 18h00
Dimanche 22/04 de 10h00 à 12h00 et de 14h30 à 17h00
La Ligne 1 habituellement en travaux le dimanche matin , fonctionnera exceptionnellement le 22 mais seulement entre Nation et la Défense (les habitants de vincennes et de St Mandé doivent prendre le bus jusqu’à Nation)
Un repas de fin de stage est prévu le samedi soir (21 avril). Il est ouvert à tous mais les places sont limités en fonction des disponibilités.
J’invite les personnes intéressés à consulter le menu sur le blog de Manuet à se manifester rapidement pour réserver sa place.
Voici la question qui resurgit systématiquement dans la plupart des questions:
“C’est quoi les kua ?”
Je conviens que la compréhension du terme est nécessaire afin de saisir les consignes nécessaires à la bonne exécution de certains tanren. Surtout dans la pratique de l’Aunkai où on retrouve un double lexique, chinois et japonais.
Personnellement, je me suis posé la même question mais à force de pratique et d’écoute de sensations corporelles, j’ai opté pour “ma définition”. Mais cela ne veux pas dire qu’elle soit juste. Et une petite précision s’impose pour résoudre la question des kua.
Selon le dictionnaire Ricci des caractères chinois, kua prend la définition suivante: entrecuisse ; cuisse ; enfourchure des jambes.
C’est donc, plus une zone qu’un point précis de l’anatomie qu’il faut envisager.
Mais allons plus loin.
Selon Chen Zhonghua, la localisation des kua se situe au niveau de la tête du fémur (articulation coxo-fémorale*). Pour lui, les kua permettent la connexion entre le haut et le bas du corps. (voir son interview)
“Quand vous entraînez cette articulation, cela affecte la structure et le mouvement de votre corps. Plus vous savez utiliser les kua, plus votre corps est coordonné.”
L'ouverture et la fermeture de l'articulation coxo-fémorale
Dans un article trouvé sur le blog du Bambou on peut trouvé les précisions suivantes.
Claudy Jeanmougin insiste beaucoup sur le relâchement des kua (des hanches) qui doivent palier à l’insuffisance du relâchement de yao (la taille = l’ensemble bassin/colonne) sans entrer plus en détails.
Le diaphragme pelvien (peut-être parle t’il du périnée ?)
La partie inférieure de l’intestin et le rectum
Selon lui l’articulation coxo-fémorale se trouve être le point-centre de cet ensemble, l’ouverture du kua prend sa source dans les hanches, son action se propage de proche en proche vers le bassin et l’intérieur de celui-ci et vers la cuisse et l’entrecuisse. Toujours selon Frantzis, le psoas est un des constituant du kua.Ce qui lie ce dernier à la taille et lui donne toute son importance.
On comprends un mieux alors les consignes d’ouverture/fermeture des kua si on les associe aux mouvements de flexion/extension de la taille (bassin/colonne). La taille étant le centre et l’origine des mouvements et le kua un des maillons, mais un maillon essentiel. Car c’est de son relâchement que dépend le relâchement du haut du corps et de la liaison entre le bas du corps.
“…sans kua le haut et le bas du corps ne peuvent pas bien fonctionner ensemble. Les Kua sont les parties du corps responsable de la cohésion entre le haut et le bas du corps.“
(*) Il est à noter également, que l’articulation coxo-fémorale est “enveloppé” par plusieurs ligaments dont le ligament ilio-fémoral ou ligament de Bertin, qui est le plus puissant du corps humain puisqu’il a une résistance de 350 kg. Il limite à 20° l’extension de la cuisse sur le bassin, permettant le relâchement musculaire lors de la position debout sans que le tronc ne bascule en arrière.
Pour aller plus loin à propos des limitations de la hanche et leurs incidences sur le mouvement.
Depuis le temps que des copains m’en parlent et que je regarde les vidéos sur Youtube en me posant certaines questions, j’ai profité d’un stage à deux pas de chez moi pour franchir le pas.
L’instructeur assurant le stage s’appelle Jérôme Kadian certifié « senior instructor » par Mikhaîl Ryabko et Vladimir Vasiliev en 2003. Je n’ai pas de photos ni vidéos car le contrôle de l’image était bien strict. Alors je joins ici une vidéo d’un autre stage avec Jérôme.
Mais place aux quelques impressions en vrac!
L’ambiance fut sympa et le sens de l’humour de l’intervenant bien adapté à certains exercices; ça sentais le contenu bien rodé et c’était bien appréciable pour les touristes de ma condition. Comme au tout début du stage où il fallait ramper au sol simplement à l’aide de ses épaules et de ses orteils seuls.
Dans l’éventualité d’une rencontre avec un autre participant, un obstacle, il fallait juste passer par dessus, sans se poser de questions. “Faire connaissance” avec les autres préconisait Jérôme. Face contre terre cet exercice fut repris dos au sol avec les yeux fermés cette fois ci.
Se réconcilier avec le sol, accepter cette position inhabituelle, faire fis des contraires de mobilités autant que de l’appréhension de sentir la pression, l’envahissement des autres est un exercice très fructueux sur le psyché de n’importe quel participants lambda. Car la peur apprivoisé, le souffle se calme et on prend réellement compte de la respiration et du lien qu’elle créer non seulement avec nos muscles, nous mêmes mais aussi avec notre environnement, avec les autres.
Dans chaque stage il y’a des anecdotes et celui-ci n’a pas échappé à la règle. Lors de la séance d’ondulation en décubitus dorsal, parmi une cinquantaine de participants, il était plus que fréquent de passer par dessus quelqu’un ou à se faire monter dessus. C’est ce qu’il m’est arrivé vers la fin, quand deux personnes quasi simultanément m’ont bloqué l’une sur les chevilles et l’autre sur les genoux m’empêchant de me libérer, de me mouvoir tout simplement. Bloqué de la sorte, j’ai sentis une tierce personne grimper sur un côté de ma hanche pour finir avec sa tête entre mes jambes. En ouvrant les yeux, j’ai éclaté de rire, car une jolie brune s’est retrouvé coincé sur mes bijoux de familles et je me suis dis que l’expression “faire connaissance” prenait véritablement tout son sens!
La matinée fut consacrée au divers exercices de renforcement musculaire, comme les pompes de systema où il fallait descendre sur 20 et remonter sur 10. Aux abdos des feignants, pas si fainéant que ça après la vingtième répétition, où fesses au sol et jambes surélevés il fallait repasser les jambes par derrière sans toucher le sol et se retrouver en position initiale. Et autres exercices tout en conscientisant de sa respiration.
L’après-midi quant à lui à débuté par des exercices de sensibilisation corporelle par les pressions de couteau sur le corps de son partenaire bien allongé sur le sol, face en l’air. Le but était de sentir la pression exercé et de pivoter dans le sens inverse pour la dévier.
Cet exercice de sensibilisation à amené la séance du travail au couteau proprement dis. Le premier point de l’entraînement au couteau portait sur la familiarisation avec l’objet. Accepter d’être touché par lui, accepter la pression de la pointe sur notre corps. Encore une fois, travailler sur l’apprivoisisation de la peur pour libérer le souffle.
La suite était présenté comme un jeu, où une personne devait appuyer le couteau sur le corps du partenaire sous différents angles et directions. La toucher dans un premier temps pour lui permettre de déterminer la direction de la pression, lui permettre d’échappement à celle-ci, d’éliminer l’anticipation qui peut être développée dans une situation plus dynamique.
De s’apercevoir comme le corps réagis aux stimulus générés par le couteau et à chercher à éduquer le corps en conséquence. Se déplacer continuellement, prendre contact avec le bras armé pour dévier sa trajectoire.
Personnellement je n’ai pas été convaincu par l’esprit que véhicule ce genre d’exercices même si je conviens que quelques heures passé dessus n’en donne pas du tout une vision globale. Mais c’était juste une parenthèse car ces jeux avec la main armé sont très ludiques et permettent d’apprendre rapidement à placer son corps dans l’espace et à le bouger d’un seul bloc.
Bien sur, les séances de “partage de l’amour” pour paraphraser Jérôme furent au rdv. Frapper son partenaire n’est qu’un massage, un moyen lui permettant de se décontracter, de se relâcher. Accepter la frappe, expirer dessus, s’est apprendre à se relâcher. Et le dosage des frappes habitue à la frappe. Donc enlève les inhibitions et les blocages de respiration au moment du choc qui peuvent empêcher de bouger librement.
Je n’énumérais pas tout les exercices, en faire une liste exhaustive n’amènerais rien de plus à cd retour. Mais je préciserais juste l’intérêt, le mien en tout cas, sur ces exercices de massage qui permettent de relâcher le corps très souvent bien raide.
Les pompes effectués sur le buste (la tête) du partenaire en changeant l’emplacement, l’appui des bras à chaque fois. Ou cette action sur le bassin, une partie du massage pédestre bien localisé, permettant de détendre ce segment dur du corps.
Les thèmes abordés comme la structure, le développement postural, la mobilité et l’établissement d’une relation fiable avec son environnent furent commun avec ma pratique actuelle. L’accent sur la respiration et les étirement fut plus poussé et d’autant plus appréciable.
Pour résumer, ce fut une expérience agréable, malgré les courbatures inévitables des lendemains des stages et une expérience à renouveler.