Du piège de l’intellectualisation

Plus la conscience s’intellectualise, plus la matière se spatialise. Bergson, Évol. créatr.,1907, p. 190.

Le mouvement qui porte l’esprit à se déterminer en intelligence est ce que j’appelle le piège de l’intellectualisation.

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L’aspiration à un mouvement parfait peut amener l’esprit à morceler les sensations corporelles les unes des autres comme des étapes obligatoires d’un bon fonctionnement général finissant par en faire des concepts distincts extérieurs les uns des autres.

Cette illusion m’a accompagné un paquet d’années. Et même si certains prétendent que c’est grâce à elle que j’ai progressé, je dois admettre après le recul qu’elle m’a plus freiné qu’autre chose.

C’est pour ça que je suis sensible à l’attitude de mes élèves quand ils empruntent cette voie fort délicate.

Quand je les vois se bloquer sur un geste, freiner un mouvement qui devrait être spontané – peut importe qu’il ne soit pas juste, ou pas, suffisamment parfait, pas encore en tout cas – je me dis qu’il ne l’ont pas encore assimilé malgré des heures passées dessus.

Au lieu d’être dans le mouvement, de ressentir les interactions, ils réfléchissent, analysent, comparent au lieu d’être à l’écoute des sensations.

Monter sur un vélo par exemple, exige un contrôle d’équilibre, de la gestion du corps dans l’espace, de l’assimilation de l’outil – selle, pédales, guidon, poignets, freins…- et du démarrage ! Et pourtant c’est de la sûreté du démarrage que dépendra la conduite et la vitesse nécessaire pour à l’équilibre.

Comme l’ont dis des vieux maîtres ; tout est question d’un bon entraînement. Faut-il encore oser se lancer à l’eau !

Tendinite quand tu nous tient!

J’adore courir. Malgré le fait qu’un médecin m’as dit que j’avais les pieds d’un nageur, je n’ai jamais arrêté de courir. J’aime ça, c’est tout.

Lors de mes dernières vacances à Pornic, j’ai voulu remettre au goût du jour mes fivefingers en les enfilant pour des balades quotidiennes. Entre 8 à 10 km sur le chemin côtier. De la terre battue, des rochers, du dénivelé. Du Trail, quoi?!

5fingers

Sauf que les pieds ne sont pas habitués à une transition aussi directe. Malgré la fréquence quotidienne, les choses se sont bien passées. Jusqu’à mon retour, où j’ai commencé à ressentir des douleurs sous le talon.

Flut! Un tassement. Voilà, la première chose à laquelle j’ai pensé. Mais, malgré le repos, la douleur, intermittente, ne s’en allait pas. Je n’ai pas couru pendant 5 semaines. Massant le talon, le tendon d’Achille vers lequel la douleur à évoluée.

Et, merde! Une tendinite!  Manquer plus que ça! De toute façon, je m’en doutais.

schéma-tendon

Allo, Morgan? T’as une place pour moi?!

Morgan, c’est mon ostéopathe préféré. Si, si, je vous l’jure!

Voici donc l’avis d’un ostéo sur la question:

Une tendinite est une inflammation douloureuse d’un tendon musculaire, on parle également de tendinopathie.

Le tendon est une structure passive, dépourvu de capacités contractiles, et dont la fonction est de rattacher le muscle à l’os. Il intervient ainsi aussi bien dans la stabilisation que dans la mobilisation de l’articulation, lorsque le corps musculaire se contracte.

Au niveau de son organisation structurale, le tendon est composé de fibres de collagène disposées en parallèle dans l’axe longitudinal du tendon, ce qui lui confère une forte résistance face aux contraintes en étirement.

Lorsque les capacités de résistance du tendon se trouvent dépassées, comme par exemple lors d’un trauma (forte intensité) ou lors de l’accumulation de micro-traumatismes (geste répété à forte fréquence), le tendon subit une lésion s’accompagnant d’une inflammation locale associée à une douleur.

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Ainsi la tendinite peut aussi bien survenir après la pratique d’une activité sportive (modification quantitative ou qualitative de l’entraînement, changement de matériel…) que dans le cadre de l’activité professionnelle, surtout si les conditions mécaniques du poste de travail induisent des contraintes délétères et/ou répétées sur certains tendons. On parle alors de Troubles Musculo Squelettiques (TMS).                                                                                                      [source]

Bref, la séance terminée. Ça va nettement mieux!  "je suis morgane toi, Morgane!" :p

Question d’un lecteur sur l’énergie et l’efficacité au combat.

"Donc selon vous quel intérêt ces sensations étranges peuvent bien avoir pour développer l’efficacité en combat ? Si vous avez le temps d’y répondre pendant les vacances, votre avis m’intéresse grandement" [Commentaire]

Question ô combien délicate !

Comment se positionner sur la pratique des arts martiaux énergétiques et de leur efficacité en combat ?

J’en conviens, ce n’est de cette façon que votre question a été formulée, mais pour y répondre, il me fallait poser le contexte.

Déjà, le terme d’arts martiaux énergétiques n’est pas correct selon moi, même si une nomenclature de classement est utilisée depuis deux trois décennies pour essayer de faire valoriser une telle ou telle école. C’est un peu comme l’interne et l’externe.

Je vous livre une citation de Zhao Daoxin :

" La distinction entre interne et externe provient, quant à elle, des compositions de lettrés fascinés par leur art martial qui, dans le but d’élever leur position sociale, faisaient ainsi étalage de leur virtuosité et de leur talent littéraire. "

Et pour faire un trait d’humour, la seule école d’arts martiaux énergétiques que je connaisse, c’est celle de Muten Roshi (武天老師)   ;)

Pour revenir au sujet, réduit pour me permettre un essai de développement, au "flux de sensations énergétiques" lors des entraînements, du Taichi en l’occurrence vu que vous évoquez le livre de Kenji TokitsuTaï-chi-chuan; la genèse d’un art martial. (Part.2), et de leur influence sur l’efficacité en combat.

Je mets de côté vos interrogations sur les développements ou absences de développement de Kenji Tokitsu, car c’est à lui qu’il faudrait les poser.

Pour ma part, je fais la distinction entre l’entraînement et le combat. Simplement parce que je suis un pratiquant et non un combattant. Ça fait des années que j’ai oublié le fantasme du guerrier "invincible" qui est présent chez des nombreux pratiquants. Me contentant aujourd’hui du plaisir de la pratique avec des objectifs bien définis : santé, engagement et réalisme.

  • Santé, par une pratique bien pesée et réfléchie.
  • Engagement profond dans une école nouvelle mais respectant les principes des koryu japonais.
  • Réalisme dans le choix des pratiques connexes, axées sur la SD comme ACDS et Bataireacht par exemple.

Force est de constater que le pragmatisme de ces choix associé à une pratique profonde change indéniablement la façon de bouger. Et ça se ressent, impression personnelle, et se voit, retour extérieur.

Voilà, pour mon retour personnel. Bien maigre, je l’avoue. Trop sommaire, certainement. Simplement parce que je n’aime trop utiliser le vocabulaire "énergétique" tel qu’on le trouve dans les AMC sous forme de chiqi ou comme dans les AMJ sous forme de ki où celui-ci fait partie intégrante de leur vie et de leur culture.

Mais je ne suis pas insensible à la question des flux énergétiques ou autres sensations étranges, pour employer vos termes. Pour l’anecdote, j’ai assisté de nombreuses fois à un phénomène surprenant auprès d’Akuzawa sensei. Celui-ci semble "se charger" d’énergie et à besoin de l’évacuer. Ses poings et avant bras gonfles littéralement. C’est assez surprenant à voir.

S’il ne trouve rien pour "se décharger", il se frappe lui-même sur le corps pour éviter de blesser quelqu’un. Ceux qui ont assisté ou senti ses frappes pourront en témoigner. Et je ne parle de l’appréhension ressentie face à lui. ;)

Un beau mois d’août à tous!

Essais: Mes dix jours de jeûne.

C’est les vacances et l’activité de certains est réduite par la période estivale. Ce qui laisse le loisir de bouquiner sur la plage à l’ombre d’un parasol ou le soir installé confortablement dans le canapé au lieu et place d’une émission débile sur la sixième chaîne.

J’ai déjà relaté mes premières expériences sur le jeûne  et je viens de tomber sur l’annonce de la parution de l’essai suivant : "Mes dix jours de jeûne". Disponible aux éditions, "Le retour aux sources" 

 

 

Pourquoi une telle expérience ?

 

mesdixAvant de commencer la lecture de ce petit journal, il me semble utile de faire quelques précisions, pour ne pas se tromper sur le statut à accorder à ce modeste ouvrage. Premièrement, n’étant pas médecin, toutes les descriptions ainsi que toutes les observations que je fais n’ont aucune prétention scientifique. Je relate mon expérience personnelle de jeûne d’une durée de dix jours, c’est-à-dire, celle d’un étudiant de vingt-cinq ans, dans une période normale de travail, soumis à aucun traitement particulier et n’ayant pas de pathologie connue à ce jour. Ensuite, je ne fais partie d’aucun mouvement hygiéniste ou naturopathique, je ne fais la promotion d’aucune médecine dite « non-conventionnelle », cet ouvrage n’a donc pas de teneur militante précise et affichée. Enfin, je n’appartiens à aucune religion, mon intention n’est donc pas prosélyte et ne vise à faire la publicité d’aucun culte en particulier.

 

Le jeûne semble aujourd’hui revenir « à la mode » et la pratique de celui-ci est de plus en plus débattue et discutée. Il y a plusieurs raisons à la résurgence de ce phénomène. D’abord, on observe un scepticisme croissant à l’égard de la médecine telle qu’on la pratique en Occident, c’est-à-dire, une médecine de l’intervention directe et une médecine du médicament, le jeûne étant lui, si cela est avéré, une thérapie de la discipline, de la volonté, sans apport de substance exogène. Puis, la société de surconsommation dans laquelle nous nous trouvons, entraîne presque mécaniquement une réaction inverse. Ainsi, pour des raisons de bien-être, d’équilibre, tant physique que moral, certaines personnes opposent à la licence, la tempérance, opposent à l’excès, la restriction, bref, cherchent à se libérer des injonctions qui se font toujours plus pressantes et violentes de la publicité qui pousse, pour des raisons évidentes de profit, l’homme à consommer toujours plus et donc, à répondre toujours plus favorablement à ses inclinaisons, à ses appétits et à ses passions. Pour finir, la religion musulmane qui est aujourd’hui beaucoup pratiquée en France, par le Ramadan, a rappelé aux chrétiens de moins en moins pratiquants, que chez eux, le jeûne rituel s’appelle « Carême », et plus généralement, elle a sensibilisé le reste de la population à cette pratique ancestrale oubliée.

 

La résurgence du jeûne est symptomatique, quoi qu’on en pense, d’un malaise assez profond d’une société qui voit un nombre croissant d’hommes et de femmes tourner le dos à la science instituée et se diriger vers des médecines traditionnelles ou non autorisées ; un nombre croissant d’hommes et de femmes ne plus se reconnaître au sein d’un système politico-économique et rechercher d’autres modes de vie et une sociabilité alternative ; et enfin, un nombre croissant d’hommes et de femmes ne plus adhérer aux valeurs fondamentales de la civilisation dans laquelle ils vivent et donc, éprouver le besoin de découvrir ou de redécouvrir d’autres valeurs et aspirer à une forme de transcendance.

 

On retrouve d’ailleurs, au fil de l’histoire, cette essence contestataire et rebelle du jeûne, justement dans les trois domaines que nous avons mis en avant, à savoir : le domaine médical, le domaine politique et enfin le domaine spirituel. Aux dires des experts russes (il existe depuis des dizaines d’années, un centre spécialisé dans la pratique thérapeutique du jeûne en Russie, à Goriatchinsk), la méthode a été découverte par hasard, à l’époque soviétique, lorsqu’un psychiatre a fait le lien entre la grève de la faim d’un malade et l’amélioration de son état psychique.

 


 

Première forme de révolte : celle du malade contre son médecin.

 

La menace de se priver de nourriture, le passage à l’acte, constitue un mode de revendication politique utilisé notamment par Gandhi en solidarité avec des ouvriers grévistes, mais pas seulement. Il est encore beaucoup utilisé de nos jours, souvent comme moyen ultime pour faire passer un message qui est étouffé ou méprisé par les voies normales, comme celle de la hiérarchie ou de la presse par exemple.

 

Deuxième forme de révolte : celle des gouvernés contre les gouvernants, celle des dominés contre les dominants.

Enfin, par l’ascétisme et donc par une pratique assidue du jeûne, les sages, les philosophes ou les prêtres, sont en lutte contre le monde entendu comme matière, c’est-à-dire, comme la forme, selon eux, la plus dégradée de la réalité. Le jeûne est aussi une punition à l’endroit des fidèles pour qu’ils expient un péché.

 

Troisième forme de révolte : celle de la raison contre la passion, celle de l’âme contre le corps.

 

Notons une dernière forme de jeûne, celui des derniers instants de la vieillesse, celui que fit probablement Charlemagne sept jours durant, avant de mourir. Pour une personne âgée à la constitution fragile, se priver de nourriture est un suicide passif, qui pour être moins violent que les techniques plus courantes de suicide, comme la pendaison ou le pistolet, n’en conserve pas moins une certaine noblesse, celle de l’homme (ou de la femme) qui, refusant la déchéance et les humiliations de la sénilité, dans un abandon héroïque, laisse sa vie lui glisser entre les mains, sans plus la retenir. Le jeûne, à ce moment-là, devient comme une troisième voie, comme un bon compromis, entre le suicide qui a tout du crime et de l’affront à la Nature ou à Dieu, et la continuation d’une vie qui n’apparaît plus désirable ou qui ne correspond plus à l’idée que nous nous en faisons.

 

Le jeûne fait donc polémique et comme pour tout, il y a ceux qui sont « pour » sans raison particulière, et ceux qui sont « contre », eux aussi, sans raison particulière ; il y a ceux qui ont intérêt à être « pour » et ceux qui ont intérêt à être « contre » ; et au milieu, la majorité des braves gens, dont je fais partie, qui n’a pas d’avis, n’en ayant pas fait l’expérience et ne sachant pas à quel saint se vouer.

 

Moi, j’ai simplement décidé d’être mon propre cobaye et donc de voir par moi-même ce que c’était que de jeûner, n’ayant comme garantie contre la folie d’une telle entreprise, que sa gratuité et ses antiques précédents que sont les philosophes grecs et les sages de toutes les nations, et n’ayant comme justification, comme motivation, seulement l’amour secret que je porte à la rébellion. Cet ouvrage n’est rien d’autre que le témoignage, le récit de cette expérience, qui je l’espère, trouvera ses lecteurs.

 

Enfin, pour ne pas offenser la misère, la pauvreté ou la gêne, je souligne que je traite ici de la faim dans l’abondance et non de la faim dans l’indigence, faim terrible déjà racontée par Knut Hamsun dans son plus célèbre roman.

 

La pauvreté volontaire est un luxe.

SOURCE

 

La règle des trois

Les adeptes de bushcraft et de la survie dans la nature connaissent tous la règle des 3 inventée par Ron Hood.  Elle fut reprise et complétée par d’autres instructeurs en survie.

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Loin d’avoir des compétences dans ce domaine, je voudrais juste livrer à ceux qui ne sont pas habitués à ces notions, les trois points suivants :

  • On peut survivre 3 min sans respirer ;
  • On peut survivre 3 jours sans boire ;
  • On peut survivre 3 semaines sans manger ;

Boire et manger. Deux fondamentaux martelés par nos parents, par la société dès notre plus jeune âge. Les uns par habitude culturelle et l’envie de faire le bien et l’autre par soucis mercantile.

Il n’empêche, l’éducation à bon dos et il est difficile pour beaucoup de personnes, d’imaginer sauter deux repas d’affiler.

Ceux qui découvrent les pages de ce blog, pourront lire les articles sur le jeûne. Ceux qui ne connaissent rien en survie dans la nature, s’instruiront sur les pages trouvables via les hyperliens.

A tous, j’aimerais poser une question; arrivez-vous à voir les perspectives que cette règle des trois pourrait induire dans votre vie ? Dans votre façon de concevoir les choses ?

Bien entendu, ma pensée n’est pas de l’ordre survivaliste mais plus de l’ordre sociologique et pas que. ;)

Si certains lecteurs se sentent âme à prendre la plume et à répondre à cette question, j’ouvrirais les colonnes de mon blog à ceux ou celles dont l’argumentation a été la plus pertinente.

Ceinture noire.

J’ai commencé mon immersion dans l’univers des arts martiaux par le karaté alors que j’étais attiré par le kung-fu made in Bruce Lee à l’origine. Les origines de l’un étant le prolongement de l’autre, j’ai tout naturellement, mais avec le temps, fais la paix avec les deux tendances pour on tirer le meilleur.

Parlant du meilleur, voici un très bon film sur le karaté loin des stéréotypes hongkongais: Kuro obi.

 

Retour sur le stage de Bataireacht

Après un premier report, le stage de bataireacht a pu avoir lieu à Villars-les-Dombes ce samedi 12 juillet. Malgré le week-end du 14 juillet, une douzaine de personnes ont répondu présent à l’appel de "bata".

Personnellement, j’ai été content que ce rdv à pu aboutir. Et ceci pour plusieurs raisons :

  • J’ai beaucoup échangé avec Patrick sur le forum kwoon.info où ces participations ont toujours été très pertinentes.
  • L’approche combative irlandaise m’intriguait quelque peu.
  • Le lien avec le travail au couteau d’ACDS me paraissait intéressant.

Alors, c’est avec enthousiasme que j’ai pris ma canne – commandé quelque temps auparavant – pour y aller faire un tour.

Pat, est comme un vieil ours, un peu bourru en apparence, mais doux comme agneau. Pourtant, je n’aurais pas aimé être à la place de Greg, son assistant, qui a dégusté quelques coups lors du stage.

La journée à filé à toute allure et personnellement, je n’ai pas vu le temps passer. Après une introduction historique sur le bata (nom gaélique de shillelagh) nous avons commencé l’échauffement en nous familiarisant avec l’outil.

Le but de ce retour n’est pas de décrire chaque technique travaillée, il aurait fallu pour cela que je prenne des notes – chose qui m’aurait empêchée de participer pleinement au stage, mais de dire ce qui a été abordé et surtout qu’est-ce que j’en ai retiré.

Les points abordés lors du stage :

  • la tenue de bata (à  pour un meilleur équilibre et protection du coude)
  • ses gardes (haute à une main et horizontale à deux mains)
  • les frappes à partir de chaque garde – lien avec les frappes à mains nues
  • "combler les vides"
  • les blocages (haut, latéral et bas)
  • exercices à deux
  • frappes sur des paos à pleine puissance
  • quelques applications bat vs couteau
  • l’intention dans les frappes et dans l’engagement tout court

Je m’excuse par avance pour d’éventuels oublis et j’invite les participants à me les remonter.

Précisions sur les frappes par Pascal:

A une main:  

avec une saisie au tiers, pour des frappes de type canne, principalement 3

  • le stick punch, dans le même esprit qu’un jab d’anglaise, en cherchant à gagner en allonge
  • avec armé, en coup droit et en revers, en descendant et en remontant, frappes en X (angles 1-2-3-4 pour les amateurs d’AM philippins)

A deux mains:

  • en baïonnette, frappe avec la pointe (similaire au parapluie de la méthode Lafont)
  • corde à linge, bâton parallèle à l’adversaire, visant par exemple la gorge ou raclant le visage (et accrochant le nez au passage)
  • en pagaie, c’est exactement la description du mouvement chaque extrémité du bâton faisant un cercle vers l’avant

Mon impression :

J’ai adoré. Le bata tiens bien en main et son utilisation est très instinctive. Tout le corps participe aux frappes et son utilisation permet une bonne gestion de distance lors du combat. C’est non seulement un outil de défense très performant, mais également une arme redoutable à celui qui sait bien le manier. Je comprends parfaitement pourquoi son utilisation a été déclarée hors la loi !

Pour aller plus, je vous encourage d’aller voir le blog de Patrick: Clann Dair Project
Quelques photos du stage:

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