Escrime occidentale.

Une très jolie et très intéressante mise en scène du duel à la mode occidentale.

Je ne suis qu’un spectateur-admirateur de ce qui peut se faire dans les AMHE mais j’apprécie beaucoup les démarches et la dynamique.

Je vous laisse vous en faire votre propre idée.

 

La danse des sabres.

La danse des sabres ou la danse des épées.

On retrouve une danse des épées (que certains historiens associent à une danse de guerre)dans les danses traditionnelles de presque tous les pays d’Europe et de plusieurs pays d’Amérique. Ainsi, on retrouve cette danse en Belgique, en Autriche, en Tchécoslovaquie, en Russie, en Allemagne, en Suède, en Écosse, en Bretagne, en Espagne, en France, dans les Pays Basques, en Grande-Bretagne et au Mexique. Dans le cas du Mexique la chose est facilement compréhensible, car on sait qu’il fut colonisé par les Espagnols. On la retrouve en plus en Macédoine, en Italie, aussi bien en Sicile qu’au Piémont, et en Hongrie. Ainsi que dans des différents pays, où des caractéristiques identiques quant à l’exécution de cette danse sont trouvé. La danse est donc presque toujours exécutée par des hommes, qui sont vêtus de blanc et qui jonglent avec une ou des épées.

La danse des sabres des Vikings autour des cornes sacrées (époque 900)

Parfois l’épée est remplacée par un bâton. Les danseurs portent habituellement un chapeau fleuri, des rubans et des clochettes attachées aux jambes. Sur le plan du déroulement, on retrouve aussi des traits communs à chaque pays. La danse s’exécute en forme de chaîne, c’est-à-dire de ronde. Chaque danseur est relié à celui qui le précède et à celui qui le suit par l’épée. Dans certaines parties de la danse, cette ronde ne devait pas se rompre. Cette formation de ronde ne constituait qu’une partie de la danse. Dans d’autres parties de la danse, on faisait une sorte de pont avec les épées, on passait sous le pont, on sautait par dessus les épées, on formait une « rose » en croisant les épées, on passait sous la rose, on sautait sur la rose, on plaçait les épées autour du cou d’un danseur qui était appelé « le capitaine », on simulait un combat, on tuait le capitaine, on élevait le capitaine debout sur la rose. Parfois encore les danseurs exécutaient des moulinets au dessus de leurs têtes avec les épées.

Cette danse était exécutée dans les rues ou sur les places publiques, devant les monuments municipaux ou les habitations de personnes importantes, religieuses ou civiles. Mais il y en eut aussi à l’intérieur des bâtiments municipaux, des salles de fêtes et de bals, des marchés et dans les salles d’armes. Toutefois la documentation consultée ne précisait pas Si la danse des épées était un rituel spécifiquement militaire exécuté par des soldats ou une danse de guerre exécutée par le peuple.

En voici quelques exemples :

– La « longsword » (ou danse des épées en chaîne) se danse dans le Yorkshire. Elle est exécutée en cercle par un groupe de six ou huit danseurs tenant chacun la pointe de l’épée de son voisin. Les épées, d’un mètre de long environ, sont généralement en acier non tranchant et munies d’une poignée en bois (cf. photo ci-dessous).
Bon nombre de documents attestent de ce type de danse en Europe. Au Moyen-Age, la longsword a une connotation militaire. Les danseurs effectuent des figures – dont certaines à deux – en passant par- dessus et par-dessous les épées. Ils évoluent de manière à former, avec leurs épées enchevêtrées, une étoile, signe repris comme emblème par la English Dance & Song Society.

Handsworth Longsword team, circa 1910. Photograph: English Folk Dance and Song Society

– Les danses armées sont présentes en Provence ; des couches symboliques se sont superposées à différentes époques dans la mémoire collective et ont enrichi et diversifié les danses selon les terroirs. La danse des épées a été collecté à Istres sous le nom de Branle des Mauresques et est dansée depuis le XVè siècle dans les derniers jours de Carnaval ou lors de réjouissances exceptionnelles. Le symbole solaire de l’orange confirme le sens d’appel à la fertilité et à l’abondance de cette danse où contrastent combats virils et manœuvres de séduction.
-« La Moreska ou danse des épées est un spectacle qui serait d’origine espagnole
Dans la présentation expliquée au préalable, un roi blanc (en rouge) dispute à un roi noir, les faveurs d’une princesse que ce dernier aurait enlevé
Les coups portés d’épée à épée sont si violents que des étincelles jaillissent.
– Les versions basques à l’épée et au bâton (avec quelques coups de pied sautés )

La danse des épées et la danse sur l’épée sont communes à la plupart des civilisation.

Issue d´un rîte antique d´initiation, la danse des épées a été récupérée par les corporations qui en ont gardé l´idée de passage et de renouveau.
Avec des figures de ponts et de sauts, elle évoque aussi bien le passage de l´adolescence à l´âge adulte que l´intronisation des apprentis, le renouveau duprintemps ou même la mort et la résurrection.
L´épée, signe de virilité, n´est plus considérée comme une arme, mais comme un lien entre les membres d´une même corporation.

«Daqat Saif» et «Aqlal» sont les deux danses populaires de sud-est du Maroc. Elles sont inspirées de différentes influences musicales de la province de Zagora. C’est un patrimoine précieux.

Musique et danse. Zagora offre un folklore des plus riches. «Daqat Saif» et «Aqlal» figurent sur la liste des danses les plus célèbres, notamment à Drâa. «Daqat Saif», le coup du sabre est une danse très ancienne. Elle se caractérise par l’utilisation de l’épée, symbole de l’héroïsme et du courage, un moyen de défense en cas d’attaque. Cette danse est exécutée par des hommes en rang, au milieu desquels se trouve le cheikh tenant un «Def» (tambourin de petite taille) instrument principal.

– Culture de l’épée en Chine

Après que l’épée, la prétendue reine de toutes les armes, fut tombée en désuétude sur le champ de bataille, elle s’est transformée en outil d’élimination des attaquants individuels, en gardien de la vie de celui qui la possédait et la maniait, et en objet d’appréciation esthétique. L’épée forme depuis toujours un aspect important du théâtre et de la danse folkloriques.
Les deux genres de danse les plus répandus pendant la dynastie des Tang (618-907) étaient la « danse civile », gracieuse et coulante, et la « danse martiale », particulièrement animée. Le maniement de l’épée avec arrangement chorégraphique incluait la spectaculaire danse tourbillonnante Épée Huntuo des contrées occidentales, de même que les danses folkloriques audacieuses et sensuelles Épées de Xihe de la Chine du Nord-Ouest.
Gong Sun était la championne suprême du maniement de l’épée pendant la dynastie des Tang. Vêtue d’un costume d’arts martiaux, elle hypnotisait les spectateurs par sa danse habile et d’un niveau artistique exceptionnel. Ses admirateurs comprenaient des érudits et des gens de lettres respectés; le grand poète Du Fu des Tang a même écrit un poème louant sa virtuosité.

Celle des boulangers a présenté la danse, devant Louis XV en 1774, sur la terrasse des Rohans à Strasbourg.

En Écosse les jeunes danseuses évoluent avec beaucoup de fougue autour de deux épées posées en croix à leurs pieds. Les jeunes filles doivent faire des pas de plus en plus complexes au rythme de plus en plus endiablé de la cornemuse . C’est vraiment un concours de danse très sportif et éprouvant ! Il en va de la réputation de chaque famille représentée…

Wang Xiangzhai a introduit des danses libres qui s’effectuent selon ses propres sensations corporelles, ses années de pratique et son niveau dans l’art.
On utilise deux noms pour désigner ces danses :

Jian wu : Les danses pour le bien-être
Quan wu : Les danses de la boxe

Ces deux termes sont assez récents. Maître Wang avait classé les danses en quatre formes : danse de la grue blanche, danse du serpent, danse du dragon, danse de la vague, qui donnent une image des qualités à acquérir pendant la danse :
Ample et léger comme la grue,
Surprenant et imprévisible tel le dragon et le serpent,
Avoir la sensation du flux et du reflux de la vague.
Dans ces danses, on rejoint le travail des formes animales du xing yi quan (ancêtre du yi quan), mais sans les formes fixes, pour atteindre un état corporel idéal.

Les danses à caractère martial sont réservées à ceux qui pratiquent l’art de combat. Dans ce cas il faut :
Connaître l’utilisation de chaque geste, et connaître les limites corporelles à ne pas dépasser pour éviter des déséquilibres et des vides,
Remplir l’espace d’une manière intense pour pourvoir réagir à tout moment et construire une gestuelle sans début ni fin,
Avoir acquis la détente explosive.

La recherche dans les danses martiales est une gestualité qui contient des possibilités de réaction variées : un déplacement, une esquive, une parade, une attaque, souvent sans les exprimer vraiment, plutôt comme un potentiel.

Les danses martiales ne sont pas des combats imaginaires dans le vide mais une expression de nos possibilités en rapport avec la compréhension de l’art de combat.