Leçon de vie

Un ami m’as demandé de regarder cette vidéo de maître Lee Kwan Young avec les yeux d’un néophyte. Et vu que je le porte en haute estime, j’ai « relevé le défi » en regardant ces 12 minutes de Taekwondo.

Serez-vous capable d’en faire pareil?

Je ne sais pas pour vous mais pour moi ça à été un rappel, une vraie leçon de vie.

Merci mec!

Au fait, c’est qui ton sensei?

Sur un air de plaisanterie, j’ai posé cette question à un ami et je fus surpris par la profondeur de sa réponse.

Je ne vais pas rapporter ce qu’il m’a dit mais juste partager la réflexion qui s’en est suivi.

sensei

Aujourd’hui, dans un monde interconnecté, tant au niveau d’échanges d’informations que d’échanges physiques, facilités par la mondialisation et le progrès techniques, il est facile pour un pratiquant lambda, qui n’a connu que son prof, son instructeur local – lui-même formé par un autre instructeur local – d’avoir accès à un contenu proposé par des experts, des maîtres d’une même discipline ou d’une autre, complètement différente.

Nous avons tous choisi un style, en nous investissant dans sa pratique, adoptant les codes de l’école. Rencontré des impasses, chercher des solutions internes sans les trouver. Sommes allé voir des stages d’autres maîtres pour enrichir notre pratique. Nous sommes devenus des pratiquants nomades. Des rônins sur la voie.

Bien sûr, cette définition ne s’applique pas tout le monde. Beaucoup de personnes participent aux stages des maîtres seulement pour dire qu’ils y étaient. Sans réellement chercher à comprendre ce qu’on leur enseigne. Sans chercher à se remettre en question. À vouloir améliorer sa pratique. À progresser un peu plus.

Mais c’est ce qui fait aussi la différence entre les pratiquants ; leurs niveaux de compréhension.

Cette question, cette réflexion n’a pas pour but de créer une polémique seulement ouvrir un champ de réflexion. Libre à chacun d’y voir, comprendre ce à quoi il est capable de répondre.

Sensei (先生) :

Sensei se traduirait en français par docteur ou professeur. On englobe là-dedans tout ce qui est enseignants ou médecins, ainsi que toutes les personnes ayant un titre de Docteur ou de Professeur. On peut également s’en servir pour parler d’hommes politiques ou d’avocats et par extension on utilisera le terme sensei en s’adressant à n’importe qui ayant atteint un certain niveau de compétence dans un domaine précis (à ce niveau ça s’utilise un peu comme senpai mais en beaucoup plus fort). On pourra alors trouver ce suffixe derrière des noms d’écrivains, d’acteurs ou de chanteurs également.

L’utilisation du terme sensei dépend avant tout de la relation entre l’enseignant et l’élève. Si celui-ci est pris au sens strictement traditionnel, il requiert des grandes responsabilités. Car cela équivaut à lui reconnaître une autorité sur divers aspect de notre propre vie.


Gîtes et salles pour stages d’arts martiaux.

Cet article s’adresse plus particulièrement aux professeurs et instructeurs d’arts martiaux qui sont à la recherche des lieux pour les stages.
En effet, dès qu’on veuille organiser un stage ailleurs que dans les salles municipales où l’association est déclarée, on se heurte à deux impératifs :

  • trouver un lieu proposant une pension complète ou une gestion libre mais là faut avoir un cuistot sous le coude
  • trouver un lieu proposant un dojo ou une salle dans ses prestations

Bien sur, les grandes fédérations comme celle de karaté, de judo ou d’aïkido ont leurs structures propres mais réservées et un grand nombre de clubs officiant en dehors de ces structures se trouvent avec leurs seuls réseaux pouvant les aider sur ce genre de projets. Mais tous n’ont pas un ami possédant un gîte avec une salle dans leur carnet d’adresses.

M’ayant personnellement heurté à ce problème et ayant passé pas mal de temps à chercher, appeler, écrire et m’entretenir avec divers centres, je souhaitais partager mes résultats espérant aider par cette action les personnes se trouvant dans le même cas de figure.

Bien entendu, la liste qui va suivre n’est exhaustive et mériterait d’être complétée par les lecteurs de cet article.

Tout d’abord quand on entreprend ce genre de recherche, et après avoir taper les bons « mots clés », on tombe sur ce genre de réponse : grands gîtes ou grandes salles.  Mais là encore, c’est la pêche à la grenouille !

J’ai fait le tri et sur la base de quatre à cinq jours de formation en pension complète (le prix peut varier selon les dates) j’ai sélectionné les sites suivants :

Le chalet des Alpes.

chambres de 2 lits avec salle de bain et WC dans chaque chambre : 58,50 €/pers et par jour

chambres de 4-5 lits avec salle de bain et WC dans chaque chambre : 53,50 €/pers et par jour

Vin au repas et café ou tisane compris à tous les repas.

Mise à disposition gratuite de salles dont une salle de 150 m2 environ.

Jardins intérieurs.

salle pagode

L’hébergement *
 en pension complète avec douche et WC dans chaque chambre

En chambre à 3 ou 4 personnes : 64 € / jour / personne*.

En chambre double ou couple : 68 € / jour / personne*.

En chambre individuelle : +5 € jour / personne*.

Location de la salle Bambou ou Jasmin : Forfait 130 € / jour

Terre et lumière.

la pension complète végétarienne pour 57€/jour en chambres partagées + 22€ de cotisation annuelle.

La grande salle  (180 m²) est à 165€ ttc par jour, avec le chauffage.

Petit prince au château d’Alleret.

Château du XIXème et piscine privative 25m

Pension complète à 44€/jour
Utilisation de la salle du Chalet (chauffage inclu) : 150€/jour

Château St Sorlin.

Pension complète à 47€/jour/personne

Salle de travail à 100€/jour

Château de Roche.

Les tarifs comprennent la nuitée, le petit déjeuner, les repas du midi et du soir.  Seules les boissons alcoolisées sont en supplément.
– 69 euros par jour pour une personne partageant une chambre double sans salle de bain
– 82 euros par jour pour une personne partageant une chambre double avec salle de bain
– 94 euros par jour pour une personne en chambre seule avec salle de bain

La salle Céleste (un peu plus de 100 m2) avec une vingtaine de matelas (coton de 3 cm d’épaisseur) est offerte à partir d’un groupe de 20

Gîte de Rousselonge.

Location de Dojo en Ardèche

Grand gîte avec des chambres pour 9 ou 10 personnes et un séjour de 50m2. Et un petit gîte avec 10 couchages possibles. Chacun pour 15€ par pers par nuit (basse saison). Le Dojo est à  180€ .

Auberge des 4 saisons «le Montlo» (pas de lien directe pour l’instant car le site c’est fait hacker :p)

Le gîte comprend notamment un DOJO de 400m², 94 lits en chambre de 2 (9 chambres), 4 (4 chambres) ou 5 lits (12 chambres), ainsi que diverses salles.

Pension complète chambre 2 lits pour 56€/jour/personne.

Chambre 4 lits pour 5€/jour/personne.

Chambre 5 lits pour 51€/jour/personnes.

Dojo à 299€/jour offert pour un groupe de 30.

J’essayerais de compléter cette liste au fur et à mesure.
En attendant bonne organisation de stages à chacun !

 

 

 

 

Ceinture noire.

J’ai commencé mon immersion dans l’univers des arts martiaux par le karaté alors que j’étais attiré par le kung-fu made in Bruce Lee à l’origine. Les origines de l’un étant le prolongement de l’autre, j’ai tout naturellement, mais avec le temps, fais la paix avec les deux tendances pour on tirer le meilleur.

Parlant du meilleur, voici un très bon film sur le karaté loin des stéréotypes hongkongais: Kuro obi.

 

Stage complémentaire: face à l’arme blanche

Un troisième stage ACDS, sous la direction de Cyril Aubry est programmé pour le 24 mai prochain. C’est un module complémentaire à F.A.B. (face à l’arme blanche).

Son programme:

  • étude du couteau pour mieux y faire face
  • réagir à mains nues quand il n’y a pas d’autres alternatives
  • faire face à l’aide d’une arme improvisée

Horaire:  de 10h à 12h30 et de 14h à 16h30

Lieu: salle des agrès de la halle des sports de Villars les Dombes

Contact et inscriptions: Fabrice au 06-71-88-95-91

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Les arts martiaux traditionnels sont-ils en voie de disparition?

A la question « AMs traditionnels en voie de disparition ? » j’ai répondu:

« Un art martial traditionnel par définition ça n’existe pas. Vu que la locution néologique d’origine anglo-saxonne date der années 30 (du siècle dernier, je m’entends)

Shaolin-wushuMême si cette locution est rentrée dans le langage courant, avec d’autres simplifications linguistiques lié à la complexité de l’univers extrême-oriental de techniques de combat – qui entre nous complique plus les choses qu’autre chose – la question initialement posée mérite bien réflexion, à condition que les choses soient les plus claires possibles.

Car le vrai problème se situe au niveau culturel et à l’attrait occidental, à la fièvre orientaliste qui dès 18è à enflammé les imaginations pour se fixer un siècle plus tard dans l’art et dans l’imaginaire populaire (le ju-jutsu supérieur à la lutte parisienne, le karaté comme l’art mortel avec son coup qui tue, etc…)

Il n’y a pas de culture sans traditions ni transmission.

aiki_juDonc, l’envie de perpétrer des « AMs traditionnels » asiatiques – en occident – n’est rien d’autre qu’un souhait de travestis, de continuation, de pérennisation d’une culture étrangère, au motif que, elle à un attrait particulier. Tout en mettant l’efficacité de côté. L’efficacité qui demande des adaptations, des évolutions par rapports aux paramètres en constante ébullition.

Car de tout temps et tous lieux, les diverses traditions ont toujours été absorbées par d’autres cultures. Et les techniques de combat n’ont pas fait l’exception à la règle. Ce qui fonctionnait à été pris sans le « décorum » étranger à sa propre culture. A été distillée et assimilée (full contact, JKD, Sanda, MMA…)

C’est peut être ça au fond la tradition martiale?…..;-)

Pour aller plus loin:

Entraînement paramilitaire au Japon

La gymnastique militaire française

Amoros et la naissance de Joinville

L’épopée Jules Brunet

La modernisation des arts martiaux chinois

L’émergence du sport au Japon

Kata d’hier et d’aujourd’hui, même combat?

La tradition martiale

Le Bushido, l’âme du Japon

 

Même combat?

A la réflexion le titre devrait s’intituler « Budo ou Bujutsu, le même combat? » mais ça sonnait trop prétentieux à mon goût.

En effet il est très amusant de voir la dichotomie pourtant fort intrinsèque de deux choses issue d’une même culture créer un voile de mystification dont il est dur de sortir pour la majorité de pratiquant d’arts martiaux – le terme lui-même portant à confusion – alors que ce n’est qu’une incompréhension culturelle à la base.

bujutsuIncompréhension culturelle associée à un fort pouvoir d’Ego nous faisons prendre des vessies pour des lanternes. Mais ce n’est qu’un euphémisme purement « politiquement correct ». Plus ça va, moins j’ai envie de mettre des gants pour dire le fond de ma pensée. Désoler.

Ma pensée est et restera rien d’autre qu’une opinion mais une opinion forgée sur trois décennies de pratique et recherche personnelle. Bref, chacun verra midi à sa porte.

Pour rester dans le sujet et faire court sans vouloir philosopher pour autant, l’un est une technique guerrière, d’affrontement et de survie alors que l’autre n’est qu’un moyen – avant d’en être un outil – de s’améliorer, s’élever spirituellement dans un esprit de service communautaire dédié à l’idée, celle de la nation. Historiquement parlant, bien entendu. Mais il faut toujours rencarder les choses sinon ça part tous azimuts. Bien entendu, je fais références aux budo japonais inventés fin XIX ème et non de la conception occidentalisée et pervertie des non sens.

Mais j’arrêtes là mes élucubrations personnelles et donne deux citations bien claires et précises.

« Qu’est-ce que le budô ? 
J’ai parlé du budô, mais qu’est-il ? Contrairement à son image vulgarisée, le budô n’est pas une reprise directe de la pratique guerrière des arts martiaux. C’est une conception moderne qui vise une formation globale de l’homme – intellectuelle et physique – par la pratique des disciplines traditionnelles de combat. Le budô est un terme général qui recouvre l’ensemble de ces disciplines. » [Kenji Tokitsu; Le budô par dela les barrières culturelles]

« Les Bujutsus et les Budos sont assez proches. Techniquement, même si dans les faits ils ne sont pas toujours semblables, ils n’ont aucune raison d’être différents. EnBudo-Kanji revanche leur esprit l’est.
Le Bujutsu est lié à l’esprit de vaincre, à la victoire. Son étude a pour but de nous permettre de survivre en vainquant notre adversaire. Le Budo est une Voie. C’est un chemin de réflexion sur la vie qui va au-delà des concepts de victoire ou de défaite, même si leur pratique doit nous permettre de survivre en cas d’affrontement. »
[Entretien avec Hino sensei (1)]

J’avais écris que Bujutsu 武術, se traduit par techniques guerrières, qui décomposées selon les deux kanji qui le composent peut s’interpréter différemment selon le cas.

  • Bu, Mu: c’est chose militaire, bravoure.
  • Jutsu 術: c’est le corps qui acquiert des facultés, des techniques ou bien, la technique qui épouse le corps, se mélange.
  • Do 道: c’est la voie, le chemin

Et Budo peut  se traduire par la voie de la bravoure.  😉

Sur ce, trêve de balivernes. Délaissez l’internet et pensez à l’essentiel, l’entraînement!