Le centre et autres chakras.


Essai sur un « abc ». (part.1)

Introduction.

Un « abc »? mais Qu’es aquò? Par « abc » j’entends ici, principe et connaissance des éléments de base dans un domaine. Voilà qui semble fastoche, mais la suite l’est un peu moins….

Préface.

Au risque de paraître un peu suspect, illuminé et, ou voir un adepte de la vague de New age, je me suis décidé à publier cet article. A travers duquel, j’ai tenté de comprendre certains raccourcis, références qui sont fait dans les pratiques énergétiques, d’expression corporelle et de techniques de combat en extrême orient. Avec la mondialisation des pratiques nous assistons à un éventail des styles issus de différentes traditions et conceptions culturelles qui se côtoient, se mélangent. La liberté d’expression popularisée par le net permet un échange constant et nourri d’idées et de concepts. Mais on fini par se perdre dans ce « brouhaha » et les concepts, principes deviennent de plus en plus flous. J’ai eu la prétention de vouloir m’éclaircir un peu tout ceci.

Le centre.

Un point, un lieu, une idée, un principe voilà qu’il focalise l’attention des nombreux pratiquants.

Mais qu’est ce donc ce centre? Dans l’Inde, le Tibet, la Chine, le Japon, la Perse avec l’Afrique du nord et la Grèce avec l’occident, on y trouve des allusions.

Au Japon, on le nomme Hara ou Seika tanden, chez les bouddhistes Tibétain on l’appelle Tiglé ou “petit vase”, en Inde les chakras, chez les musulmans c’est le Dil, quant aux Alchimistes d’occident on l’appelle Athanor, le fourneau Alchimique. Certaines statues des cathédrales en font d’ailleurs mention. Chez les Chinois, on le nomme Dan Tian, l’océan de Qi….

Alors comment y voir plus clair?!

L’Inde.

Les chakras sont sept « centres psychiques », décrits comme des sortes de tourbillons énergétiques invisibles, trés à la mode dans les milieux ésotériques occidentaux à notre époque. Ils sont disposés le long de la colonne vertébrale et les new-ages prétendent que chacun d’eux réveille des pouvoirs parapsychiques latents lorsqu’on parvient à l’activer. Leur nom signifie « roue / disque » mais on les appelle aussi « padmas », ce qui veut dire « lotus » (car on les représente souvent entourés de pétales).

Le Tibet.

Cependant les pratiques du Tantrisme n’étaient pas une invention des Hindouistes car elles étaient déja apparues un siècle plus tôt (au 4ème siècle aprés JC) chez les Bouddhistes. (Une forme de proto-Tantrisme semble même être décelable dans le Dharani Pitaka, livres bouddhistes datant de vers le 1er siècle aprés JC). Actuellement ce Tantrisme bouddhiste (Tantrayana) a disparu de l’Inde, mais il survit encore au Thibet sous la forme du Bouddhisme Vajrayana. Chez les Thibétains, on peut donc retrouver des données restées plus primitives sur les chakras. Ceux-ci y sont appelés « khorlos », le nadi Shushumnâ est appelé « mu », le prana est appelé « lung ».  Les khorlos sont au nombre de cinq, comme dans le Yogatattva Upanishad, mais ils sont placés d’une manière moins déroutante. Il existe aussi un autre système avec 6 khorlos (4 principaux plus deux secondaires. Les khorlos principaux étant ceux ou les nadis Ida et Pingala forment le plus de noeuds).

Cependant les pratiques utilisant les chakras ne semblent pas être non plus une invention des Bouddhistes. En effet ceux-ci avaient été devancés par les Chinois Taoistes. Et il est probable que ce sont les missionnaires bouddhistes qui ont rapporté ces pratiques de leurs voyages en Chine vers le 3ème siècle aprés JC (ou même avant). Les Chinois Taoistes, en effet, connaissaient déja tous les concepts du Tantrisme, probablement dés avant JC. Chez eux l’énergie ou souffle vital (Prana) s’appelait « QI / CHI », les nadis s’appelaient « KINGs » et les chakras s’appelaient « DAN-TIENs », ce qui signifie « champs de cinabre ». Ce nom évoque le cinabre (sulfure de mercure) que les alchimistes chinois Taoistes utilisaient dans leurs essais de transmutation.

La Chine/Japon.

La référence au Dan Tian correspond en général au dan Tian inférieur qui est situé dans le bas-ventre, sous l’ombilic au niveau du point Qihai, VC5. Dans le Dan Tian inférieur, l’essence, Jing, est raffinée et transformée en Qi, puis acheminée au Dan Tian moyen. Le Dan Tian moyen se trouve au niveau du point Dan Zhong, VC17, situé au milieu des deux mamelons. C’est le lieu d’élaboration et de manifestation du Qi, l’énergie, qui est à son tour raffinée et transformée en Shen, l’esprit, pour se rendre au Dan Tian supérieur. Le Dan Tian supérieur se trouve au niveau du point Yintang entre les deux yeux.

Cette alchimie s’appelait WEI-DAN (« alchimie externe »), mais, il en existait une autre : la NEI-DAN (« alchimie interne ») qui consistait à transmuter le corps lui-même pour le rendre immortel. On disait que son but était de produire le HUAN-DAN, « l’élixir d’or » ou « cinabre du retour à l’unité primordiale », à partir du souffle QI, de l’essence JING et de l’esprit SHEN. Le plus ancien alchimiste chinois connu était LI SHAOJUN (mort en 133 av. JC). Il cherchait à transmuter le cinabre en mercure par l’alchimie externe, mais cherchait aussi à transmuter le corps en esprit immortel par l’alchimie interne, en utilisant un régime sans céréales. Pour transmuter leur corps et le rendre immortel, les Taoistes avaient également mis au point la technique du TAI-XI (Respiration embryonnaire) qui tentait de reproduire la respiration du foetus (par le cordon ombilical). Cela consistait à avaler de l’air par l’oesophage au lieu de l’aspirer par la trachée. Puis on retenait sa respiration le plus longtemps possible afin conserver l’air et de se « nourrir des souffles » c’est à dire du QI contenu dans l’air. (C’était donc une forme d’aérophagie !) Le QI était ensuite descendu jusque dans le DANTIEN inférieur ou il se mélait à l’essence JING, puis les deux remontaient le long du canal médulaire pour traverser le DANTIEN médian et atteindre le DANTIEN supérieur afin d’y « réparer le cerveau ».

« On doit prolonger la rétention de souffle aussi longtemps qu’on peut tenir, tout en psalmodiant l’Omkara, jusqu’à sa dernière vibration. »

Cependant, vers le 10ème siècle, les Taoistes estimèrent que la technique de rétension du souffle était une erreur. En effet il existe deux sortes de QI : Le WAI-QI (souffle externe) qui provient de l’air respiré et le NEI-QI (souffle interne) ou YUAN-QI (souffle originel) qui est hérité des parents et est stocké naturellement entre les reins.

« Il existe deux QIs (souffles) : le NEI-QI (souffle interne) et le WAI-QI (souffle externe). Celui qui dissipe est semblable à un nuage de fumée, et celui qui recueille est comme une chevelure; il est visible sur la peau, il a les cinq couleurs, vert, rouge, jaune, blanc et noir, celui-ci est le WAI-QI (souffle externe). Mais le NEI-QI (souffle interne) de l’homme provient du DANTIEN … »

Il était donc inutile d’aspirer du WAI-QI, il suffisait juste d’empécher le NEI-QI de sortir du corps lors de l’expiration.

Afrique du nord

Aprés s’être répendue dans le Taoisme, le Bouddhisme et l’Hindouisme, la doctrine des chakras sera également adoptée par l’Islam.

Dans le Risala-i-haq, écrit en 1647 par Mohamed dar Shikoh, se trouvent ainsi décrits trois centres ressemblants aux chakras : Le Dil-i-muddawar (coeur sphérique, mère du cerveau), le Dil-i-sanowaki (coeur de cèdre) et le Dil-i-nilofari (coeur de lis). Et les Musulmans Soufis utiliseront aussi les six Lataifs (subtilités), sortes de chakras donnant des pouvoirs spirituels : – Le Latifa-an-Nafsi, jaune, au dessous du nombril – Le Latifa-al-Qalbi, rouge (ou jaune), à gauche dans la poitrine. – Le Latifa-an-Ruhi, vert ou blanc (ou rouge), à droite dans la poitrine (ou au centre). – Le Latifa-as-Sirri, blanc ou vert, dans le plexus solaire (ou à droite). – Le Latifa-al-Khafi, bleu (ou noir), entre les sourcils. – Le Latifa-al-Akhfa, violet ou noir (ou vert), en haut du crâne.

L’occident.

Et on retrouve même, semble-t-il, une influence de la doctrine des chakras en Europe, Dans le livre « Theosophia practica » écrit en 1696 par le rosicrucien Johann Georg Gichtel (1638-1710), un élève de Jacob Boehme.

Chez les Alchimistes d’occident on l’appelle Athanor, le fourneau Alchimique. Athanor est certainement l’un des termes les plus employés et les plus chargés de sens du vocabulaire alchimique. Les informations à son sujet diffèrent selon les auteurs et selon les traditions alchimiques. L’étymologie même du mot est assez nébuleuse, témoignage d’une genèse alchimique imperceptible aux hommes. Le mot provient très probablement du terme arabe al-tannur (al-tannour) signifiant le four dans lequel est cuit le pain traditionnel. Cette origine arabe paraît relativement crédible, dans la mesure où de nombreux termes alchimiques sont issus de cette langue, preuves des transmissions de la culture alchimique entre orient et occident à l’aube de l’an mil. D’autres significations sont avancées comme par exemples l’assimilation avec l’athanatos grec, ou immortel.

« La magie primitive et le chamanisme impliquent la maîtrise du feu […] qu’il [le forgeron ou le chaman] puisse produire dans son propre corps une chaleur intérieure qui le rend brûlant, ardent, lui permettant ainsi de résister au froids extrêmes »

«Traduite en termes théoriques cette maîtrise [du feu] signifie l’obtention d’un état supérieur à la condition humaine.»

L’athanor n’est pas l’unique moyen de cette transcendance mais il en est un des média les plus importants. D’une manière générale, nul ne peut et ne doit résumer l’athanor à une acception exclusivement matérielle ou exclusivement mystique, la parfaite compréhension du fourneau alchimique réside dans l’appréhension du savant mélange de physique et de métaphysique. Étant donné que la doctrine sur les chakras varie beaucoup selon les cultures, on peut se demander si celle-ci correspond vraiment à une chose objective. Elle ressemble plutôt à une simple croyance subjective qui se répend en se déformant et en s’adaptant aux différentes cultures. Les gens l’adoptant en tant que croyance, sans jamais s’interroger sur son bien-fondé.

Cet article est « une ébauche », et n’a pas la prétention d’une vérité absolue. Il est difficile de trouver des sources fiables, alors je compte sur les lecteurs avertis de me signaler les erreurs d’interprétation et de m’indiquer, selon leur bon vouloir, les liens adéquats.

A suivre….

Source d’inspiration;

l’article dans « Génération Tao ». et Les chakras

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2 commentaires Ajouter un commentaire

  1. Jagwa dit :

    Si je me souviens bien, il y apporte quelques précisions à l’évolution du taoisme.

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