Entraînement paramilitaire au Japon.


Apparition des Arts Martiaux partie 1

C’est par cet article que je commencerais une petite série de réflexions personnelles, de recherches tant historiques que contemporaines et qui vont s’articuler autour d’une hypothèse, si ce n’est pas autour d’une même idée centrale: L’influence de la gymnastique militaire française sur le développement des méthodes de combat japonaises et chinoises au cours du XIXe siècle. Ce qui aura pour résultat l’apparition de ce que nous appelons populairement aujourd’hui les Arts Martiaux (expression créé vers 1933).

Cette expression « d’Arts Martiaux » est à prendre dans son sens étymologique du terme. Ce n’est en effet qu’un néologisme (un phénomène de création de nouveaux mots) qui à servi pour désigner initialement les techniques de combat du Japon mais s’applique aujourd’hui à l’ensemble des techniques de combat, peu importe leurs origine, aux sports de combat et aux disciplines artistique dérivés.

Les investigations historiques couvrent la période remontant aux deux siècles précédents. Et les réflexions qui ont découlent ne sont que personnelles et n’ont pas la vocation de détronner les dogmes admis par la majorité des pratiquants et passionnés.

Je vous fait part dans ce billet de l’influence française sur la pratique de la gymnastique comme une forme d’entraînement paramilitaire au Japon.
Cette pratique à commencé vers la fin de l’ère Edo 江戸時代 et s’est développé profondément pendant la période de l’ère Meiji 明治.

1920, les enfants à l'heure de l'exercice scolaire

 

C’est pas la faute à Voltaire mais celle de Commodore Matthew C. Perry et de ses canonnières.

Canonnière américaine Commodore Perry (1900)

 

(en 1854 que le commodore américain Matthew Perry accompagné de navires de guerres réussit à « convaincre » le bakufu. Ce dernier, effrayé à la perspective d’entrer en guerre en cas de refus (comme ce fut le cas pour le voisin chinois avec les guerres de l’opium) signe à contre cœur la convention de Kanagawa)

Après l’arrivée du commodore Perry, de nombreuses écoles des domaines féodaux qui se chargeaient d’éducation d’enfants des samouraïs, ont commencé à enseigner la gymnastique comme une forme d’entraînement paramilitaire.
Initialement, c’est le système néerlandais qui à été utilisé, mais plus tard, le shogunat a employé le système français, élaboré par Francisco Amoros (1769-1848).

(En effet, après une longue période isolationniste du Japon, la France et le Japon sont devenus de grands partenaires depuis la seconde moitié du XIXe siècle. Les deux pays ont échangé autant dans les domaines militaire et économique que dans le domaine artistique. Le Japon a modernisé son armée avec l’aide du français Jules Brunet.)

 

La mission au Japon dirigée par Jules Chanoine. (Jules Brunet 2nd en partant à droite au premier rang)

 

Chaque domaine féodale choisit indépendamment son système, qu’il soit français, allemand ou scandinave.

Lors de l‘instauration de l’éducation publique au cours de la période de début de l’ère Meiji (1868-1912), de nombreuses écoles des domaines féodaux ont été converties en des écoles primaires et intermédiaires.
Dès lors l’École à commencée à exercer un rôle toujours plus important dans la culture japonaise. La pratique de cette gymnastique n’avait pas simplement pour but de favoriser une bonne santé, mais devenait aussi un symbole d’unité et de coopération.

La première ordonnance relative à l’enseignement a été promulguée en 1872. L’éducation physique est devenu institutionnelle et à été généralement nommé de gymnastique (Taiso). La première journée sportive (undokai) s’est tenue à l’Académie navale en 1874 et est rapidement devenu une activité obligatoire dans les écoles de tout le pays. Le ministre de l’Education Mori Arinori (1847-1889) à été un fervent promoteur de la gymnastique et autres exercices physiques dans les écoles au cours de cette période.

Lorsque l’empire japonais a commencé à s’étendre à d’autres pays d’Asie, les exercices ont été mis en place également. Fait intéressant, tous les pays qui ont été envahi par le Japon ont conservé après leurs « libération » ces pratiques et continus à ce jour de pratiquer ces exercices dans leurs établissements scolaires (à Taiwan et en Indonésie, par exemple).

PS.
La photo du cours de gym trouvé sur ce superbe blog avis aux amateurs!

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