Le manuel de boxe et de canne.


Lors d’un récent apéritif organisé par le nouveau propriétaire du restaurant de mon village , un évènement à ne manquer sous aucun prétexte, dont je recommande la table à tous les amateurs de grenouilles façon dombistes, j’ai eu l’heureuse surprise, après quelques verres de rosé-pamplemousse de discuter sur les arts et sports de combat.

Le dit voisin, instructeur de boxe française, m’a résumé sa vision d’une façon clair et très patriotique.

« Pourquoi chercher ailleurs ce que nous avons depuis longtemps chez nous?! Entre le bâton, la canne, la boxe française et la savate défense, nous n’avons rien à envier aux autres! »

Cette discussion m’a re-donnée l’envie de lire un des titres vu sur « Edition émotion primitive »

Après quelques hésitations mon choix s’est porté sur « Le manuel de boxe et de canne » d’Emile André.

https://i1.wp.com/www.emotionprimitive.com/images/couvertures_ep/101.jpg

 » A une époque ou l’on commence enfin à reconnaître toute l’importance de l’éducation physique, la boxe ne pouvait manquer de recruter de nombreux partisans…/… C’est une admirable forme d’entraînement complet: les jeunes gens y trouvent d’excellents moyens de se développer d’une façon régulière, harmonique….De plus, elle est vite attrayante, forme une distraction que l’on apprécie beaucoup dès que l’on a fait quelques progrès. Et d’ordinaire ils ne sont pas longs à se réaliser, car c’est un sport relativement facile. »

Chose surprenante, déjà la distinction entre discipline sportive et moyen de défense était clairement admise. Et, une complémentarité dans d’autres domaines de la chose était vivement conseillé. Car loin des illusions liées à une prétention de supériorité d’une telle discipline à une autre, c’est le côté humble, concret et pratique qui était mis en avant. Mon chapitre préféré fut celui des « coups de lutte et ruses diverses pour le combat réel« . La lucidité de la vision d’un affrontement réel est digne d’un cours de selfs contemporaine. Rien n’y manque, des conseils plus réalistes les uns que les autres se suivent nous faisant admettre rapidement le fait suivant; les cadors du 21e siècle n’ont pas inventé l’eau tiède!

Être vigilant à chaque instant, savoir être imprévisible, éviter d’aller au sol, utiliser tout son corps comme une arme, doubler-tripler les coups, ne pas hésiter à tordre-luxer-griffer-mordre et surtout anticiper. Voici donc quelques conseils tirés des pages du manuel ci dessus cité. Autre une lecture facile et agréable, cet ouvrage donne une position « claire » des réalitées contemporaines liés à la défense personnelle.

La vidéo qui suit, bien que trop académique à mon goût, montre tout l’arsenal technique fédéralement admis.

Je lui préfère la compilation de Robert Paturel

Quoiqu’il en soit, les recherches sur le sujet m’ont amener à lire Théophile Gautier et son maître de chausson.

« Selon la gravité de l’offense appréciée par les seconds, la réponse était affirmative ou négative. « On va de tout, » cela voulait dire que l’on pouvait se manger le nez, s’extirper les yeux avec le coup de fourchette, s’arracher les oreilles, et se servir des dents et des ongles ; dans le cas contraire, les coups de pied et les coups de poing étaient seuls permis, différence qui représente assez bien les duels au premier sang et les duels à mort. Quand on allait de tout, les bottes secrètes, les coups de traître, tout était bon. En ce temps de barbarie, des maîtres montraient aux barrières, pour deux sous, les trois coups : crever le tympan, faire sauter le globe de l’oeil et couper la langue par un coup dessous le menton »

N’empêche que, un parallèle entre l’occident et l’orient revient encore une fois sur le tapis.

« Comme tous les autres arts, la savate a eu son mouvement ascensionnel, ses phases et ses révolutions. Il y a la savate classique et la savate romantique ; le savatier classique est simple comme un tragique du temps de l’empire ; il n’emploie qu’un petit nombre de mouvements : ses coups de pied sont bas, et ne montent guère au-dessus du genou ; ses mains restent ouvertes et portent avec les paumes des coups appelés musettes, qui se rapprochent plus du soufflet proprement dit que du coup de poing. Ces musettes coiffent ordinairement le menton ou le nez. Il ne tient pas la parade, et mouline perpétuellement ; il manque d’assiette, et ne pourrait tenir tête à un adversaire sérieux. Son jeu est tout de tradition et de pratique ; il ne raisonne pas, et la théorie n’est pas son fort. Ce n’est en effet que depuis un petit nombre d’années que la savate a été élevée au rang d’art et de science, et s’est placée dans la hiérarchie des exercices de corps sur le même rang que l’escrime, l’équitation ou la danse. »

Le soulignement en gras est de moi et vient en préambule à une remarque faite par Ming Shan

« La vrai boxe chinoise utilise, 70% des coups de poings et 30% de coups de pieds bas. »

Penser ce que vous faites et bon entraînement!

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