Les raisons de la création de l’aunkai…

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Un entretien sur le net avec Minoru Akuzawa, fondateur d’Aunkaï.

Photo de Marguerite Van Groeningen

Différentes hypothèses circulent sur le cursus de Me Akuzawa et sur ses raisons portant sur la création d’Aunkaï certaines débattant sur la nature même de celui-ci. 

Organisant les tournées de stages d’Akuzawa senseï en France et en Belgique depuis plus d’un an je tenais, tant pour moi même que pour les internautes intéressés par cette discipline, à éclaircir certaines choses avant qu’elles ne tombent dans le domaine du fantasme si fréquent dans le milieu des arts martiaux.

Voici la transcription d’un échange que j’ai eu avec Akuzawa sensei :

« A 20 ans, j’ai compris les bases des arts martiaux chinois mais j’étais jeune. Quand je participais aux compétitions de sanda, je n’avais pas une bonne connaissance de notre corps.
En cumulant kunren (exercices à deux ndlr)  et expériences, beaucoup d’idées me sont venues à l’esprit. On peut dire cela pour les arts martiaux, mais aussi pour tout, les personnes étudient à partir de choses déjà apprises. Évidemment il y a également ce genre de processus dans les arts martiaux, mais la finalité est ce que l’on met en valeur par sa réflexion personnelle. Si l’on perçoit les différentes pistes de recherche existantes, il n’y aura pas de fin aux exercices développés dans les arts martiaux. C’est parce que les arts martiaux ont ce sens que l’aunkai existe.

Photo de Marguerite Van Groeningen

Karate, aikido, systema, arts martiaux chinois, il y en a plein finalement, et tous s’organisent en fonction des limites physiques et de la corpulence des individus.
Il ne doit rien avoir qui puisse dicter à notre esprit et à notre corps ce qu’ils doivent faire.

L’aunkai c’est l’exploitation de toute l’étendue de la conscience et du corps, mais a aussi un rôle d’outil.
Une personne normale n’y verra qu’un simple déplacement ou une forme, elle n’y croira pas.

En fait, le plus important, c’est qu’il y a une vérité dans ce que les yeux ne voient pas. (l’intérieur du corps ou encore la conscience de son système nerveux).

C’est sans doute pourquoi les gens essaient divers arts arts martiaux comme le Systema, Taikiken, aikido, karate… et les comparent.

L’aunkai ce n’est pas seulement une technique de combat, c’est la possibilité d’exploiter également la force potentielle qui existe naturellement chez l’Homme.

Photo de Marguerite Van Groeningen

Dans les faits, comme on ne peut pas comprendre sans apprendre par étapes, il faut que chaque personne travaille assidûment ses bases (c’est aussi ce que je fais…)

La possibilité d’élargir son horizon, c’est assembler ce que chacun possède en soi. (C’est pourquoi j’espère que mon mode de vie prend un sens).

Je n’ai pas été l’élève d’un maître unique, j’ai pratiqué seul quand j’étais jeune les vieux courants d’arts martiaux de style taijutsu (ce n’était pas un courant précis car la personne qui m’a enseigné au début pratiquait elle-même différents courants). 


Ensuite, afin de m’entraîner pour les compétitions de sanda, je me suis exercé aux techniques de lutte du jigotai.

Vers 20 ans, comme j’avais appris les bases et la lutte, j’avais énormément progressé et j’ai créé l’aunkai en tant qu’association d’arts martiaux.

Dès lors, le programme d’études de l’aunkai s’est vite développé mais contrairement à ce qui se fait généralement, je n’en ai pas fait une discipline fixe qui pourrait se définir avec des « ici nous faisons ceci et cela ». L’aunkai est différent en cela par exemple du karate ou de l’aikido.


Si je dois parler des résultats de mon enseignement, peu importe que ce soit une culture japonaise, chinoise ou encore américaine.

Il s’agit de ce que l’être humain fait, c’est pourquoi la compréhension de son corps, son entraînement, l’intériorisation de cette compréhension par le corps sont très importants.

C’est ainsi qu’avec ma réflexion et mon travail est né le système d’entraînement de l’aunkai et qu’avec les techniques s’enclenche un processus de progression.

L’aunkai pourrait alors se définir comme  » Emprunt de techniques d’arts martiaux japonais traditionnels et de bases chinoises pour la création d’un corps adapté aux applications martiales. »

L’utilisation du nom de certaines disciplines cité plus haut sont juste le résultat de mes propres vagabondages (l’échange se faisant entre senseï et moi) et ne sont en aucun cas la cible d’une comparaison de la part du Me Akuzawa. 

Merci à Sandra pour sa patience et ses traductions, à Serge pour l’aide dans la transcription cohérente du texte final et à Me Akuzawa pour ses réponses.

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3 commentaires Ajouter un commentaire

  1. spiral dit :

    Yo,
    l organisation des stages est , me semble t-il , le resultat d’un groupe/ peu nombreux il est vrai/, qui apporte reflexions, propositions. Les accueils en Belgique et Bretagne en temoignent et permettront, je le souhaite , l emergence d autres poles de passiones pour l Aunkai

    T.

  2. ablz dit :

    Merci pour l’article. Je trouve ça vraiment bien de mieux connaitre le cheminement du Sensei qu’on a choisit de suivre.
    Xavier

  3. ryuzaki dit :

    merci

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