Hino Akira, le budo rayonnant


« Le coin des potes » laisse place aux réflexions et autres retours sur la pratiques de mes frères d’armes alors je laisse de nouveau la plume à Jean Philippe.

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Une fois n’est pas coutume, je prends un peu de temps, pendant le trajet de retour pour vous rendre compte du dernier stage à Paris avec Hino Sensei.

Ah ben tiens, ça tombe bien on m’annonce que le train est détourné (chouette, j’ai jamais vu Cuba) et que j’aurai 1h30 de retard. J’ai décidément le temps.

On dit que V. Hugo aurait écrit les Misérables dans un TGV Paris-Nîmes…

Allez, c’est parti. Je vous fais un plan et tout et tout (donc ça c’était l’intro les potos).

1. Hino Akira, le personnage, les méthodes

Vous l’avez vu, certains ont peut-être travaillé avec lui, Hino sensei est un vrai régal. Il est gentil, très disponible, clair. Les enchaînements de ses exercices sont cohérents et permettent de comprendre, de ressentir et d’approfondir. Il montre deux fois une situation puis il ouvre les deux mains vers le ciel comme s’il faisait un cadeau et, dans un gros sourire de défi, c’est à nous. On galère quelques minutes, puis il explique. Il nous laisse plus d’une demi-heure sur chaque exercice.

Le rêve…

A vous!

En plus le dojo d’Herblay c’est quand même le Taj Mahal du budo alors on a de l’espace pour faire des répétitions, des chutes et des siestes longues pour récupérer (si un jour je quitte ma maison c’est pour habiter là).

Ce qui me frappe quand je vois Hino Akira c’est combien il donne envie de pratiquer, de se perdre, de vivre sans temps morts. Il a 64 ans, il a l’air en pleine forme, il est rayonnant, il s’em… pas (ou plus). Il est patient et calme et on sent bien que c’est parce qu’il a choisi une voie qui le nourrit, qui le réalise. Apparemment, ça n’a pas toujours été facile mais comme il dit « il ne faut jamais abandonner (never give up). Tout arrive. C’est une question de timing ».

Difficile de partager cette perception de la façon dont se meut un corps unit. Le corps d’ Hino Akira est souple et disponible. Les doigts et les orteils sont liés à… au kyokotsu ? au hara ? à l’axe ?… je sais pas encore. Et chaque point du corps est relié à ceux qui le suivent, l’entourent.

On le voit et on le perçoit bien dans le contact. Son contact se déplace point par point sur le corps de l’autre, suivant des lignes. Et son corps en contact se déplace, point par point aussi. Cette progressivité, ces lignes, sont au cœur de son enseignement.

Ce qui est drôle c’est qu’il n’hésite pas régulièrement à enlever sa veste et son tee shirt pour montrer les mouvements de son corps.

Ses yeux, percent et sondent, tranquilles. Ils captent toutes les informations disponibles. Ils ne servent pas de filtres, plutôt de relais. Tout comme la peau, ils transmettent la situation, le corps de l’autre, ses signaux, ses intentions. Alors ils sont ouverts, intensément (un peu trop, pour qu’on le voie bien) et boivent. Le corps peut réagir (ou être mu par l’autre), en miroir. Ces yeux sont la fenêtre par laquelle entre ce qui va bouger le miroir (ouais, « bouger le miroir », je sais, mais si tu as lu Aragon alors tu m’aimes).

Les pieds touchent le sol, à peine. Son travail des tsukis sur skateboard, l’importance qu’il accorde au corps flottant le font lever régulièrement les pieds pour montrer qu’il n’est pas fixé, pas ancré. Alors qu’il est en poussée (sans pousser… vas trouver un mot, toi) il lève ses pieds pour montrer qu’il n’appuie pas. Il est souvent debout et les jambes sont plutôt tendues (pas figées, je veux dire qu’il ne se fléchit que quand il en a besoin et, comme il est petit…). En tous cas il ne se tasse pas pour pousser (Kono dit « do not brace », c’est dur à traduire, c’est du japonais : ne pas se recroqueviller, se tasser pour prendre un élan). Lorsqu’il se déplace, le contact des
pieds au sol se déroule selon une ligne, du talon aux orteils, selon la même logique que la plupart des contacts.

Les mains, comme les pieds sont assez étirées. Le contact se fait point par point, ce qui étire chaque point de peau de la paume, du talon de la main, jusqu’au bout du doigt. Elles se meuvent devant l’axe et sont liées au kyokotsu (ah oui, alors ça c’est sûr). On ne peut pas vraiment dire qu’elles relaient les mouvements du kyokotsu ou… elles sont le kyokotsu aussi (ben oui, le corps est Un ou il l’est pas, hein…).

Et cette manière d’être, dans les mains, peut s’appliquer aux pieds aussi je pense.

Les mains, jusqu’au bout des doigts

2. Les exercices et les enseignements

Je ne vais pas reprendre ici tous les exercices, mais juste laisser une trace de ce qui semble avoir guidé le stage.

Hino sensei commence par expliquer aux nouveaux que son enseignement vise à utiliser le corps dans son ensemble. Que le sternum implique la colonne, le bassin, les articulations… Qu’il a 64 ans, que son corps fonctionne mieux qu’il y a 20 ans et que dans dix ans, il fonctionnera mieux encore :« plus on prend de l’age, plus on devient fort ».

Les premiers exercices sont des basiques : une saisie de l’avant-bras de l’autre, avec le contact qui se développe le long de la paume. Amener uke au sol.

Tous les exercices développent ce contact :

– un contact horizontal, du tranchant de la main, au creux de l’épaule opposée qui se déroule jusqu’au coude, le long du cubitus, le long de la clavicule d’Uke,

 

Prêt?

– corps à corps, un contact de l’épaule sur la poitrine d’Uke, en se penchant vers l’avant l’amener au sol,

– Uke est bras tendu (en fin de tsuki par exemple. Tori est à l’extérieur, son coude prend contact sous l’aisselle. Le contact se déroule le long de l’articulation de l’épaule amenant Uke au sol en clé.

Tori marche pendant ce travail, avance et le contact se déroule sous les pieds aussi. Même travail avec un bokken.

Léo se fait désosser l’épaule

– sur une poussée ou un tsuki (qui touche ou qu’on esquive) on s’enroule le long du bras qui pousse, jusqu’à entraîner Uke en chute (une sorte d’ippon seoi nage, le long de notre clavicule). Hino sensei dit de ne pas reculer, de garder le contact, de le dérouler point par point. Ne pas tirer, ne pas pousser.

Dans tous ces exercices, il a insisté sur l’importance de garder le contact, la même pression, la même vitesse. Pour lui tout découle de ça, tout le placement, toute la profondeur du contact viennent de cette recherche simple et permanente, sans concession.

– une main levée, contre celle d’Uke. L’un guide, se déplace, l’autre suit. Maintenir la pression et le corps ensemble.

Marthe nous montre l’exercice de contact

D’autres exercices ont amené à sentir comme des failles de temps, des silences, des suspensions du contact, dans lesquels s’engouffrer.

– après l’exercice dans l’épaule d’Uke on a poursuivi : Uke en clé, penché vers l’avant tirait brusquement son bras. Tori le sent et le couche. Tomber, disparaître dans le temps de déclenchement de cette tirée.

– quand Uke a la main contre celle de Tori, il l’enlève. Tori, dans le temps, la saisit à deux mains.

Un exercice nous a particulièrement parlé avec Pierre ; les deux mains sur le creux des épaules d’Uke, Tori pousse en marchant. Une sorte de « marche Maho », debout. Sur cet exercice les prescriptions de Hino sensei sont ;

– le contact est permanent et de même nature,

– le kyokotsu est vers l’avant (la liaison entre le kyokotsu et l’épaule est cruciale et fragile dans mes perceptions en ce moment).

– l’axe de la colonne reste vertical et, en tous cas, droit,

– les pieds se déroulent sur le sol (« ils croient qu’il faut pousser alors qu’il faut juste marcher » ;)),

– les jambes sont devant l’axe de la colonne, libérées.

3. Quelques rencontres

Comme à chaque stage, chaque voyage, j’ai aussi rencontré des humains. Certains pénibles, pris dans leur enthousiasme qui passent leur temps à t’expliquer ce que tu devrais faire et ce qui ne va pas alors que tu es en train de chercher justement. C’est sûrement gentil, mais c’est comme te parler quand tu joues de la musique (et je le dis d’autant plus facilement que je le fais, moi même, si souvent). Partager ce qu’on perçoit c’est une chose, mais ça vaut le coup de savoir se taire et laisser l’autre faire son chemin.

J’étais content de travailler avec Pauline que j’avais vue évoluer lors d’autres stages. La disponibilité de son corps la fait réagir à toute interaction et à toute opportunité. Une leçon pour moi qui m’endors si souvent dans les mouvements au milieu des mondanités des stages.

Marie me fait rire, vraiment. Elle tient le blog Ki quest (ne pas traduire mot à mot). Elle est pleine de fraîcheur et d’envie. Ça me fait plaisir de me faire charrier par elle à chaque stage.

Alex et Marie en pleine « fusion »

Marthe est danseuse. Elle suit Hino sensei depuis 10 ans. Et c’est vraiment précieux d’avoir l’occasion de travailler le geste et le contact avec des danseurs. Je ne sais pas si un jour je ne prendrai pas l’initiative de rassembler des danseurs et des budokas pour partager, comme des musiciens tapent le bœuf. Elle est neuve sur les frappes, un peu effrayée, mais enthousiaste et ça c’est bon. Elle est venue le dimanche matin alors qu’elle était crevée et c’est cool, parce que c’était pas joué.

Thibault parle beaucoup, il est très jeune et l’enthousiasme sort en bouquets de sa bouche. Il a quitté les enseignements locaux et pratique seul à Dijon. Il creuse sa route en bon étudiant avec appétit et gourmandise et ça lui donne une profondeur qu’ont peu les disciples qui se laissent porter. Il doit tout aller chercher et il trouve de jolies choses.

Alex polit sa pratique et la fait mûrir au soleil du Shinbukan. C’est sûr qu’il devient super dangereux (c’est Léo San qui le dit 🙂 , mais pour qui n’a pas peur de la mort, ça vaut le coup de croiser la main avec lui. On sent que cette voie, sa voie (parce que son mélange lui est spécifique) est vitale. Ca a beaucoup de goût et c’est riche et précieux.

Avec Kiaz, nous avions rencontré Manu lors d’un stage de Taikiken. Le croiser dans un stage parisien est plein de promesses. Il a faim, beaucoup de curiosité et même si Hino sensei nous a officiellement pris tous les deux comme exemples de ce qu’il ne faut pas faire 🙂 il a vraiment progressé sur deux jours, tellement il a bu les exercices.

Manu, perplexe…

Et puis il y avait Pierre et son aunkai de malade ; tous ses progrès aussi éloigné soit-il. Alors je n’étais pas tout seul à revenir à ces bases régulièrement et c’était bon d’avoir un complice.

Alex, Julien et Pierre, concentré

4. Retours sur l’aunkai

Les liens entre l’aunkai et la pratique de Hino Akira sont l’objet d’interrogation de la part de différents pratiquants. Léo avait développé déjà quelques arguments intéressants.

Pour ma part, je trouve l’aunkai et le « Hino budo » très cohérents. On en a souvent parlé avec Tanguy Le Vourch’.

Thibault lui, trouve que les arts martiaux japonais insistent sur le corps flottant alors que les chinois (auxquels il associe l’aunkai) seraient enracinés, vers le bas. Bon…

Je ne conçois pas le « corps flottant » sans un contact au sol. Ce contact que l’on retrouve dans les poussées de l’aunkai ou dans le contact de Hino sensei n’appuie pas, ne pousse pas, ne tire pas… Il habite. C’est une présence.

De fait, travailler avec Hino sensei, ce n’est jamais remettre en cause l’aunkai (je pourrais très bien le remettre en cause, là n’est pas le problème, mais ça me repose, pour le coup, cette cohérence).

La structure reste, les axes restent. Les membres sont toujours devant le tronc et le kyokotsu est le centre dont partent les connexions (et auxquels elles reviennent). Les jambes restent relâchées et disponibles. Elles ne sont pas collées au sol.

Plus que d’autres, le travail proposé sur la marche nous a permis de faire des liens. Nous avons eu nos heures de contact et d’écoute de ces perceptions et ça va nourrir longtemps nos kunren de poussées.

Sûr qu’on s’y retrouvera un jour et ça aura un goût de fête.

Jeanphi

***************

Merci à celui qui a fait traduction de ce stage (j’ai pas ton prénom, honte à moi), très claire et impliquée. Merci, vraiment.

Merci à Shizuka pour ses photos sensibles et à Léo pour celles que j’ai empruntées sur son blog (et pour ce que je lui dois dans tout ça).

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30 commentaires sur « Hino Akira, le budo rayonnant »

  1. Salut, salut.
    Super article, je retrouve bien l’ambiance si particulière au stage de Hino Sensei.
    Pour en revenir a ce que j’ai dit sur la différence arts martiaux Chinois-Japonais: ça n’est pas vraiment l’enracinement qui caractériserais les arts martiaux chinois, lorsqu’on voit du Bagua, on ne pense pas à de l’enracinnement.
    Ce que je pense des arts-martiaux Chinois c’est cette faculté a absorbé et relancer la force, ou la produire à partire du sol ( sans pour autant pousser ou être enracinner, ce qui serait quand même difficile dans les déplacements à main nue et même suicidaire face à quelqu’un d’armé).
    Alors que dans les arts-martiaux classiques Japonais il y’a cette faculté à flotter, à « retirer la force », à nettre plus « là », à disparaitre.
    Finalement caricaturalement l’un absorberait, renvérait les tensions, l’autre les ferait disparaitre. C’est un choix, il n’y a ni mauvais, ni bon.
    Pour moi Hino a mixé des influences chinoises et japonaise, on peut parfois le sentir totalement disparaitre et tomber comme dans un « gouffre », ou parfois envoyer une énorme force traverser notre corps.
    Après je me trompe peut-être et ça n’est pas important, l’important est de trouver ce qui nous convient, de trouver où l’on veut aller… Et Hino est un parfait exemple de quelqu’un qui a trouvé son chemin et le parcour avec bonheur.
    Ps: désolé pour le fautes d’orthographes.
    Amicalement
    Thibault

  2. Merci Jean phi pour cet article et merci à toi, Kiaz, de le diffuser. Je suis très déçu de ne pas avoir pu assister à ce stage. Le travail de Hino Sensei est tellement passionnant… Concernant le lien avec l’Aunkai, mes réflexions sur le sujet ont beaucoup évolué depuis notre discussion l’année dernière… Je pense que c’est un travail très différent, pas forcément antinomique, mais vraiment différent… je ne m’étendrai pas sur mes considérations mais j’espère que nous aurons l’occasion de pouvoir en discuter très bientôt.

  3. Salutation !
    Merci pour ce partage Kiaz ! Ta plume retransmet bien l’ambiance
    et les axes de travail que nous avons étudiés ! Tout comme toi je trouve le travail du Hino Budo est complémentaire à celui de l’Aunkaï. Il permet d’explorer et de développer sa sensibilité et son ancrage dans le présent car avant de pouvoir se connecter avec le partenaire, il faut pouvoir se connecter avec soi dans un esprit sans antrave,disponible, chose des plus difficiles… Dans l’Aunkaï c’est son de corps que l’on s’occupe en premier lieu par les Tanrens et même si Senseï Akuzawa ne le dis pas souvent la prise en compte du partenaire y est très importante de mon point de vue et la sensibilité y a toute sa place…
    De ce stage je retiendrais surtout un conseil que me donna Marthe lors de
    l’exercice de préhension et qui m’aida énormement : « Goûte avec ta peau »… tout un programme !
    A bientôt les potos !!! 😀
    Pierre

    1. « Goute avec ta peau ».
      Ah, c’est pour ça que tu as cet air sur la photo !

      Bon je vais essayer alors:)
      A bientot Pierre

  4. Bonjour à vous Mr Clark Gable, c’est toujours un plaisir de vous revoir, sans blague Jeanphi, je suis ta première fan ;-), à trés bientôt.

    Marie.

    1. Quel honneur, Marie. Shizuka a pris une belle photo de toi foudroyant Léo du regard. J’ai hésité à la mettre.
      Tu m’y fous vraiment la pétoche
      😉

  5. salut jean Phil superbe article qui fait bien ressortir l ambiance de ce weekend pour info le traducteur ce nomme taro a bientôt (merci de m’avoir mis en photo dans l’article).j’espere pouvoir faire avec toi la prochaine fois.

    1. Merci Philippe
      Taro fait vraiment un super boulot. On ne se pose jamais de question, on entend toujours clairement et on s’aperçoit après le stage que tout était en japonais et que l’enseignement est resté très fluide.
      Merci Taro
      Et bien sûr Philippe on fera un slow et des roulades tous les deux si tu veux.
      😀

      A bientôt

  6. Super billet qui retranscrit bien l’ambiance et… notre perplexité ! 🙂

    Et c’est intéressant ce parallèle (la complémentarité) entre le Hino Budo et l’Aunkai que vous êtes apparemment plusieurs à faire… Je dois dire que la pratique d’Akuzawa est super impressionnante mais elle ne me « parle » pas du tout… On est tous différents mais quand même, comme vous êtes pas mal à pratiquer les deux (Hino et Akuzawa)… ça m’interpelle 🙂

    Ah ! Marthe ! Dès que j’ai su qu’elle était danseuse et qu’elle suivait Hino sensei, ma seule idée a été de pratiquer avec elle. Et ce fut un véritable enchantement. C’est intéressant que nous soyons plusieurs à parler d’elle ; moi, ça m’a laissé la sensation d’avoir pratiqué avec un maître de haut niveau ! D’ailleurs Hino sensei dit dans son blog qu’il a été encore une fois impressionné par son incroyable sensibilité du contact, et qu’elle a même progressé depuis la dernière fois… J’espère qu’elle sera là en mars prochain ! 🙂

    Côté compte-rendu, j’en ai fait un aussi, mais tout petit, ici : http://www.aiki-forum.com/index.php?/topic/656-hino-akira-1921-octobre/page__p__11102#entry11102 (c’est un forum d’aikido)

    A bientôt et au plaisir !

    Taro

    1. bonjour taro jean phil a exactement raison tes traduction du message du sensei été clair et précise cela nous a permis d’avoir un certaine ligne de conduite au plaisir de te revoir

    2. Salut Taro,
      Merci pour ton commentaire.
      Pour ce qui concerne les liens entre l’aunkai et le Hino Budo, je comprends que les vidéos disponibles sur internet laissent une image explosive de l’aunkai. Pourtant, cette pratique comprend des exercices de sensibilité et de contact qui nous permettent de faire ce lien :

      – tu te souviens de l’exercice dans lequel on avance, bras tendus, posés sur le buste du partenaire. En aunkai on en a un version basse qui est un kunren de base,
      – l’exercice de « Katatedori dori » dont tu parles dans ton compte rendu implique des sensations sur lesquelles nous avons eu à pas mal travailler.

      Du coup, travailler avec Hino est un plus pour nous. C’est plaisant.

      Ton explication est claire et précise : « pour la saisie, le point de contact (de la main sur le dessus de l’avant-bras) doit commencer au niveau de l’hypothénar et il faut faire progresser ce point en une ligne droite qui va jusqu’à la première jointure de l’index : il faut maintenir une pression constante pendant toute la progression qui est elle aussi constante, sachant que la pression qui doit être proportionnelle à la contraction musculaire du partenaire (cette mise en équilibre fait qu’il ne sent rien, donc il faut sentir quelle quantité de force appliquer)… « .

      J’espère qu’on aura l’occasion de travailler ensemble, avant mars.

      Bonne continuation et à bientot

  7. Salut les aunkaïeux, trop naze ton compte rendu… si vous voulez savoir ce qu’il faut faire pour etre pris en exemple comme gros nul ben faut s’adresser à moi! à bientot jeanphi, manu

    1. Merci pour tes compliments.
      Je t’ai trouvé super concentré tout ce temps et ça a vraiment été un plaisir de bosser avec toi.
      On a tellement tendance à rester sur la superficialité, l’apparence de la technique (croire qu’il faut pousser, qu’il faut amener uke au sol…). Tu as vite compris ce qu’Hino disait un jour « n’essayez pas de le faire ». Il voulait, je crois, nous pousser à ressentir l’exercice. « C’est pas grave s’il ne tombe pas, on s’en fiche ».
      Alors on peut travailler.
      J’ai bien ressenti ça dans ton travail.
      C’est précieux.

      A bientot

  8. « papounette » ? Louna, c’est un blog, c’est public, fais attention ma fille !
    C’est vrai qu’ils sont bien placés dans cette fusion, quand même.
    Et toi petite fille, est ce que cette pratique parle à ton kung fu ?

  9. Un magnifique partage. Des commentaires plus sympathiques les uns des autres.
    Alors tout ce que j’espère, c’est de croiser très prochainement chacun(e) des protagonistes. 😉

  10. bonjour kiaz nous n avons peu être pas eu le plaisir de nous rencontrer mais a l’occasion ce sera avec plaisir merci pour ce partage amicalement philippe

  11. Bonjour, pratiquante d’aikido j’avais déja entendu parler d’Hino sensei. Votre article est reès interessant, riche en explications et très esthetique (belles photos). Merci, ça donne très envi de rencontrer ce monstre du budo.
    Cordialement.

    1. Merci Alison. C’est vrai, c’est un monstre 😀
      Les photos viennent de diverses sources que je cite en remerciements.
      Je suis content que cela vous ait donné envie. On se croisera peut être lors d’un stage. Pour cela, surveillez bien le site de Léo Tamaki.
      Cordialement
      Jeanphi

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