Le bâton à deux mains de Napoléon Laisné.


J’ai découvert le travail au bâton de Napoléon Laisné, notamment par le biais du Docteur A. de Sambucy. J’ai tenté à ma manière de reproduire « la forme » en appliquant à la lettre les explications écrites. Mais ce n’est qu’à partir du mois d’avril 2009 que j’ai reçu une initiation portant sur deux mouvements considérés comme fondamentaux.

Savoir tenir le bâton tout en restant correctement planté sur ses deux membres inférieurs dans une position adéquate peut être plus compliqué que ça. C’est à partir de ce moment là, que je peux dire que le bâton m’a été véritablement mis dans les mains.
La plupart des personnes savent ce qu’est un bâton et, éventuellement ce qu’est le travail de celui-ci. Qu’on se situe au plan d’exercice physique ou à celui des enchaînements de combat la chose parle à tout le monde.
Le bâton à deux mains de N. Laisné comprend dans son orthodoxie une cinquantaine de mouvements transmis par le colonel Amoros, précurseur de la gymnastique éducative française. Il fut aussi appelé également « exercice espagnol » du fait des origines du Don Francisco Amoros y Ondeano, marquis del Sotelo, même si on reconnaît qu’il proviendrait des exercices de formation des légions romaines.

Bâton de laisné...jusqu'à la nuit tombante

Très en vogue dans la seconde moitié du 19è siècle et partie intégrante de la formation des cadets du Bataillon de Joinville, il est retombé dans l’oubli aux lendemains de la Grande Guerre. Le bâton de Laisné doit sa survie à son intérêt au plan orthopédique revu par A. de Sambucy. Y trouvant un moyen efficace dans le travail du tronc, le Dr de Sambucy a ramené la série initiale à vingt cinq mouvements.
Tentant de travailler plus au moins régulièrement et aussi fidèlement que possible les mouvements appris, j’ai profité d’une formation de cinq jours, en cours particulier, sur l’exercice espagnol pour parfaire mon instruction à Portbou en Espagne.
Pour employer une expression populaire, seule véritablement parlante, je dirais en toute honnêteté que ce stage fut une véritable claque!

Un des mouvements fondamentaux de l'exercice espagnol: Rotation du tronc - Barre sur la ceinture scapulaire.

 

L’aperçu que j’ai pu avoir sur ce travail ainsi que les différentes lectures (Amoros, N.Laisné, de Sambucy) n’ont pas su me donner la compréhension des exigences nécessaires pour l’exécution correcte des formes.
Conscient de ma recherche sur la rectitude et sensibilisé par l’alignement, le travail des et dans les axes, à travers mon investissement auprès d‘Akuzawa,. je n’ai pu que me plier à l’évidence devant le fait établi: je suis raide!
Les exercices pratiqués sur et autour des formes de la série du bâton de Laisné m’ont montré la faiblesse de certaines de mes chaînes musculaires, mes limitations articulaires, mon blocage thoracique et surtout un schéma corporel peu structuré. Le stage a enchaîné des exercices répétés quotidiennement, imprégnant mon corps d’une exécution juste, seul moyen efficace pour qu’il puisse s’en souvenir. Une véritable rééducation corporelle! L’accent mis sur le travail du tronc au travers de torsions, élongations, inclinaisons ou extensions diverses m’a vite montré mes limites articulaires.

Travail au bâton exécuté par une adepte de 85 ans: Fente - Barre ceinture scapulaire - avec inclinaison du tronc en flexion.

 

L’humilité devant les efforts à accomplir et la surprise quant à la richesse contenue dans les formes de l’exercice espagnol ont cimenté mon intérêt et la curiosité naguère éveillé fut ravivé de plus belle.

Rendez-vous la prochaine fois!
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2 commentaires Ajouter un commentaire

  1. Bonjour, j’aimerais bien pratiquer la barre 0 deux mains ou l’exercice espagnol; pourriez-vous m’orienter vers des stages?Je pratique déjà à partir du livre de Sambucy.Merci

    Eric

    1. kiaz dit :

      Bonjour Eric,
      Je ne connais qu’une personne qui dispensait des stages du bâton de Laisné, c’était G. Monsterleet (cf. Funcal.com) mais il ne le propose plus depuis la fin de l’année dernière.
      Pour avoir commencé à pratiquer à l’aide d’un livre, je peut dire que le retour des sensations, tant au niveau de la prise en main du bâton qu’au niveau des mobilisations des segments corporelles sont aux antipodes de ce qu’on peut ressentir en s’attaquant tout seul (sans consignes ni corrections) à ce genre de travail.

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